Description
Un sculpteur, sa muse perdue et une avalanche : explorez le dernier chef-d’œuvre d’Ibsen sur les regrets et l’irrémédiable.
Sommaire
L’Œuvre Ultime et Testament d’Ibsen
D’abord, Henrik Ibsen écrit ici sa toute dernière pièce de théâtre. En effet, l’auteur publie cet ouvrage en 1899, juste avant sa mort. Justement, ce texte testamentaire déploie une vision artistique incroyablement moderne. De plus, cette création majeure ouvre la voie aux dramaturgies du vingtième siècle. Ainsi, l’intrigue explore des thèmes existentiels particulièrement profonds. Alors, le dramaturge mêle la vie et la mort de manière inséparable. En somme, cette écriture dense propose une poésie et un symbolisme uniques.
Une Rencontre au Bord de l’Abîme
D’une part, une station balnéaire isolée accueille le déroulement de l’action. Précisément, le célèbre sculpteur Arnold Rubek séjourne dans ce lieu calme. Ensuite, l’artiste y retrouve soudainement Irène, son ancien modèle et muse. Parallèlement, cette femme mystérieuse a inspiré son plus grand chef-d’œuvre. De fait, leurs retrouvailles ravivent immédiatement un passé largement idéalisé. Alors, Rubek délaisse complètement sa jeune épouse prénommée Maja. Cependant, Maja se tourne vers un chasseur d’ours très énigmatique. Bref, chaque protagoniste poursuit une vérité complexe qui lui échappe.
Le Titre, une Énigme au Cœur du Drame
D’autre part, le titre original de l’œuvre pose une véritable énigme. Concrètement, cette formule signifie littéralement “Quand nous, morts, nous éveillons”. Puis, cette phrase suspendue ne possède aucune proposition principale. Effectivement, cette construction particulière crée une ambiguïté temporelle voulue par l’auteur. Ainsi, les personnages énoncent pleinement ce titre lors du deuxième acte. Alors, cette réplique révèle enfin le sens central de la pièce. En conclusion, le texte interroge le moment précis où l’homme regrette sa vie.
Une Méditation sur l’Art, le Temps et les Regrets
Par ailleurs, l’œuvre propose une méditation profonde sur la création artistique. Précisément, le dramaturge interroge le sacrifice total qu’exige l’art. Ensuite, Rubek comprend trop tard le prix de ses choix personnels. De fait, le sculpteur a sacrifié son amour réel pour sa seule carrière. Alors, les scènes explorent la fluidité et les pièges du temps. Notamment, le passé, le présent et le futur s’entremêlent constamment. Bref, les regrets et les opportunités perdues hantent chaque protagoniste.
La Frontière Poreuse entre la Vie et la Mort
En outre, l’auteur choisit la réversibilité de l’existence comme thème majeur. Concrètement, les vivants et les morts habitent une étrange zone frontière. Puis, les personnages principaux semblent déjà morts à l’intérieur d’eux-mêmes. Effectivement, cette ambiguïté constante façonne l’atmosphère mystérieuse de la pièce. Ainsi, la nature sauvage dicte sa loi tout au long du drame. Alors, une terrible avalanche finale agit comme une force libératrice. En somme, ce cataclysme détruit et libère les âmes en même temps.
Une Traduction Considérée comme une Partition
D’abord, le traducteur Eloi Recoing réalise ici un travail minutieux. En effet, cet expert considère le texte original comme une partition musicale. Justement, le linguiste respecte scrupuleusement la ponctuation initiale d’Ibsen. De plus, de nombreux tirets soulignent les failles psychologiques des personnages. Ainsi, cette approche technique restitue parfaitement la modernité de l’écriture. Alors, la note finale du traducteur éclaire précieusement toute sa démarche. Bref, cette version française conserve l’énergie du chef-d’œuvre norvégien.
Une Pièce Fondamentale pour Comprendre Ibsen
D’une part, cette œuvre s’avère essentielle pour saisir l’évolution d’Ibsen. Précisément, ce texte magnifique clôt son grand cycle des drames symboliques. Ensuite, ces pages révèlent un auteur aux prises avec ses propres fins. Parallèlement, la pièce mêle habilement des éléments personnels et universels. De fait, l’histoire parle d’échec, de nostalgie et d’impossible résurrection. Globalement, ce drame constitue un sommet absolu de l’art théâtral européen.
Caractéristiques
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Titre : Quand nous nous réveillons d’entre les morts
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Auteur : Henrik Ibsen
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Traducteur : Eloi Recoing
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Format : Broché
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Nombre de pages : 80
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Date de parution : 6 janvier 2005
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Éditeur : Actes Sud
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ISBN-13 : 9782742752850
Henrik Ibsen, Eloi Recoing (Traduction)
Envoi soigné et Déposé en 48h (jours ouvrables) Edition Actes Sud 15 x 20,3 x 1,6 cm 80 pages Dépot légal:2005 Bon état : pliures de lecture
Résumé
L’Œuvre Ultime et Testament d’Ibsen
D’abord, Henrik Ibsen écrit ici sa toute dernière pièce de théâtre. En effet, l’auteur publie cet ouvrage en 1899, juste avant sa mort. Justement, ce texte testamentaire déploie une vision artistique incroyablement moderne. De plus, cette création majeure ouvre la voie aux dramaturgies du vingtième siècle. Ainsi, l’intrigue explore des thèmes existentiels particulièrement profonds. Alors, le dramaturge mêle la vie et la mort de manière inséparable. En somme, cette écriture dense propose une poésie et un symbolisme uniques.
Une Rencontre au Bord de l’Abîme
D’une part, une station balnéaire isolée accueille le déroulement de l’action. Précisément, le célèbre sculpteur Arnold Rubek séjourne dans ce lieu calme. Ensuite, l’artiste y retrouve soudainement Irène, son ancien modèle et muse. Parallèlement, cette femme mystérieuse a inspiré son plus grand chef-d’œuvre. De fait, leurs retrouvailles ravivent immédiatement un passé largement idéalisé. Alors, Rubek délaisse complètement sa jeune épouse prénommée Maja. Cependant, Maja se tourne vers un chasseur d’ours très énigmatique. Bref, chaque protagoniste poursuit une vérité complexe qui lui échappe.
Le Titre, une Énigme au Cœur du Drame
D’autre part, le titre original de l’œuvre pose une véritable énigme. Concrètement, cette formule signifie littéralement “Quand nous, morts, nous éveillons”. Puis, cette phrase suspendue ne possède aucune proposition principale. Effectivement, cette construction particulière crée une ambiguïté temporelle voulue par l’auteur. Ainsi, les personnages énoncent pleinement ce titre lors du deuxième acte. Alors, cette réplique révèle enfin le sens central de la pièce. En conclusion, le texte interroge le moment précis où l’homme regrette sa vie.
Une Méditation sur l’Art, le Temps et les Regrets
Par ailleurs, l’œuvre propose une méditation profonde sur la création artistique. Précisément, le dramaturge interroge le sacrifice total qu’exige l’art. Ensuite, Rubek comprend trop tard le prix de ses choix personnels. De fait, le sculpteur a sacrifié son amour réel pour sa seule carrière. Alors, les scènes explorent la fluidité et les pièges du temps. Notamment, le passé, le présent et le futur s’entremêlent constamment. Bref, les regrets et les opportunités perdues hantent chaque protagoniste.
La Frontière Poreuse entre la Vie et la Mort
En outre, l’auteur choisit la réversibilité de l’existence comme thème majeur. Concrètement, les vivants et les morts habitent une étrange zone frontière. Puis, les personnages principaux semblent déjà morts à l’intérieur d’eux-mêmes. Effectivement, cette ambiguïté constante façonne l’atmosphère mystérieuse de la pièce. Ainsi, la nature sauvage dicte sa loi tout au long du drame. Alors, une terrible avalanche finale agit comme une force libératrice. En somme, ce cataclysme détruit et libère les âmes en même temps.
Une Traduction Considérée comme une Partition
D’abord, le traducteur Eloi Recoing réalise ici un travail minutieux. En effet, cet expert considère le texte original comme une partition musicale. Justement, le linguiste respecte scrupuleusement la ponctuation initiale d’Ibsen. De plus, de nombreux tirets soulignent les failles psychologiques des personnages. Ainsi, cette approche technique restitue parfaitement la modernité de l’écriture. Alors, la note finale du traducteur éclaire précieusement toute sa démarche. Bref, cette version française conserve l’énergie du chef-d’œuvre norvégien.
Une Pièce Fondamentale pour Comprendre Ibsen
D’une part, cette œuvre s’avère essentielle pour saisir l’évolution d’Ibsen. Précisément, ce texte magnifique clôt son grand cycle des drames symboliques. Ensuite, ces pages révèlent un auteur aux prises avec ses propres fins. Parallèlement, la pièce mêle habilement des éléments personnels et universels. De fait, l’histoire parle d’échec, de nostalgie et d’impossible résurrection. Globalement, ce drame constitue un sommet absolu de l’art théâtral européen.
Quatrième de couverture
Il faut regarder ce texte comme une partition – et par exemple, malgré l’étrangeté typographique que cela engendre, il faut maintenir à leur place l’ensemble des tirets dont Ibsen fait grand usage. Ils sont la marque des syncopes de la pensée, des lapsus de la mémoire, des défaillances des personnages, la trace visible du travail de l’inconscient.
Oui, l’œuvre est agencée comme un théorème. Ibsen laisse ainsi peu de place à la fantaisie du traducteur. Il faut s’en tenir à l’observation rigoureuse du texte original et concevoir son équivalent français comme une métamorphose. Mais cette métamorphose, dans la torsion qu’elle opère, ne détruit pas la structure initiale. Elle s’en fait l’écho. Elle est comme l’ombre portée du rêve suscité par l’original. Et c’est à ce prix que l’œuvre se révèle annonciatrice des écritures de la modernité.
A l’approche de sa mort, Ibsen s’interroge encore et toujours sur son art. Et la beauté de son théâtre apparaît comme le seul gage d’éternité, le seul lieu possible d’une résurrection accomplie.
ELOI RECOING
“RUBEK. […] Oh ! Irène – la vie aurait pu être cela.
– Et elle nous a glissé entre les doigts – à tous les deux.
IRÈNE. L’irrémédiable, nous le voyons seulement quand –
Elle s’interrompt brusquement.
RUBEK (le regard interrogateur). Quand – ?
IRÈNE. Quand nous nous réveillons d’entre les morts.
RUBEK (bochant tristement la tête). Oui, que voyons-nous, alors ?
IRÈNE. Nous voyons que nous n’avons jamais vécu.”
Intrigue
Rubek, sculpteur renommé, est au point mort de sa vie et de son art. Dans une station balnéaire, il retrouve Irène, l’inspiratrice de l’œuvre qui l’a rendu célèbre : Le Jour de la Résurrection. Dès lors il délaisse sa femme Maja, libre de lui préférer la compagnie d’un chasseur d’ours. De son côté, Rubek tente de renouer avec sa muse et l’idéal de leur jeunesse. Une avalanche mettra fin à cette utopie.
Œuvre ultime en forme de parabole, Ibsen y entrelace la vie et la mort, montre la réversibilité de ces deux pôles.
Auteur
Henrik Ibsen est né en 1828 en Norvège. Ses premières pièces sont inspirées du romantisme national et de thèmes historiques. Les suivantes traversent toutes les formes de théâtre. Peer Gynt (1867), Maison de poupée (1879) et Hedda Gabler (1890) comptent parmi ses œuvres les plus célèbres. Au tournant du siècle, Quand nous nous réveillons d’entre les morts (1899) est sa dernière pièce, ouvrant la voie aux dramaturgies de la modernité. Il meurt en 1906.
ACTES SUD – PAPIERS
NOTE LIMINAIRE
L’œuvre ultime d’Ibsen, jusque dans son titre, est une énigme. Comment traduire, en effet, *Når vi døde vågner*? En l’absence de la proposition principale, comment trancher la temporalité de cette subordonnée ? La malice d’Ibsen est de placer d’emblée son lecteur face à cette équivoque temporelle ouvrant à la fois sur le passé, le présent et le futur. Et l’œuvre tout entière se joue dans ce battement du temps.
Mais comme une photographie se révèle dans la chambre noire, le titre surgit à la fin du deuxième acte, accompagné de sa principale : “L’irrémédiable, nous le voyons seulement quand – […] Quand nous nous réveillons d’entre les morts.” Et dès lors le présent s’impose.
Avant d’en arriver là, Ibsen opère modulations et variations, comme s’il cherchait à retarder toute résolution. Fugue de mort ou fugue de vie, deux lignes mélodiques se touchent, quelquefois s’entrelacent, dirait-on. La vie et la mort, comme deux territoires contigus, dessinent une frontière instable que ne cessent de franchir les personnages. Ils se jouent ainsi du temps. Les morts sont vivants, les vivants peut-être déjà morts. Le futur est antérieur, traversé de présent. Le présent est au bord d’advenir, enté sur le passé.
Et quand le titre s’énonce enfin, loin d’être une résolution, cela crée comme un suspens du sens de l’œuvre. Une clarté qui densifie le mystère. Un point d’orgue, si l’on veut, propice au travail herméneutique.
A travers cet exemple, nous voyons que le poète nous donne généreusement les clefs qui permettent de le traduire. Il suffit d’être attentif aux signes qu’il a patiemment agencés sur la page. Il suffit d’épouser l’architecture musicale de son écriture, d’en suivre les moindres variations.











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