Description
Il ne juge pas le vote, il le comprend.
Par l’étude minutieuse des vies qui le portent, bien loin des clichés médiatiques.
Sommaire de Le vote FN au village
Une enquête sociologique sur le vote FN au village
Ce livre analyse les ressorts du vote FN dans les zones périurbaines. Il se fonde sur une enquête ethnographique approfondie et de longue durée. L’auteure, Violaine Girard, étudie les trajectoires de ménages populaires. Elle éclaire leurs choix politiques par leurs conditions de vie concrètes.
Comprendre les trajectoires sociales et résidentielles
L’ouvrage examine d’abord la recomposition des classes populaires. Il décrit les parcours professionnels précaires ou établis. Il analyse aussi les stratégies pour devenir propriétaire en périurbain. Cette installation représente une promotion sociale et résidentielle souvent contrainte. Elle s’accompagne d’une forte quête de respectabilité.
Les facteurs déterminants du choix électoral
L’analyse dépasse les explications simplistes par l’insécurité ou l’immigration. Elle met en lumière le rôle crucial des socialisations professionnelles. L’étude montre aussi l’influence du contexte industriel et municipal local. La défiance envers la gauche traditionnelle est un élément clé. Le vote FN apparaît comme une radicalisation politique progressive.
Une banalisation dans l’espace local
Le livre suit la trajectoire d’élus municipaux devenus électeurs du FN. Il interroge la banalisation de ce vote dans certains territoires. Cette enquête fine permet de saisir un phénomène politique majeur. Elle offre des clés essentielles pour comprendre la France contemporaine.
Caractéristiques
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Auteur : Violaine Girard
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Format : Broché
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Nombre de pages : 314 pages
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Date de parution : 4 mai 2017
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Éditeur : Éditions du Croquant
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ISBN-13 : 9782365121101
Violaine Girard
Envoi soigné et Déposé en 48h (jours ouvrables) Edition du Croquant 14,0 x 20,5 x 1,5 cm 314 pages depot légal:2017 Bon Etat : coin supérieur droit légèrement écorné
Résumé de Le vote FN au village
Introduction et méthode d’enquête
Ce livre analyse le vote Front National dans les zones périurbaines. Violaine Girard mène une enquête sociologique approfondie. Elle étudie des ménages populaires sur une longue période. Son objectif est de comprendre leurs trajectoires résidentielles et sociales. Elle saisit aussi leurs rapports complexes à la politique. L’ouvrage se fonde sur des entretiens répétés et des observations.
Le contexte économique et industriel local
Le premier chapitre examine les stratégies des classes dirigeantes. Une politique d’aménagement territorial redessine la carte industrielle. Cette politique sert principalement les intérêts patronaux. Elle divise également les salariés pour assurer une paix sociale. Le parc d’activités attire certaines entreprises. Il segmente aussi les conditions d’emploi de la main-d’œuvre.
La recomposition des catégories populaires
La population ouvrière et employée se recompose fortement. On distingue les salariés établis des précaires. Les cinquantenaires connaissent parfois des promotions professionnelles. Les parcours des plus jeunes dépendent des engagements conjugaux. Les intérimaires vivent quant à eux des trajectoires très incertaines. Ils naviguent constamment sur le fil du rasoir.
Les stratégies résidentielles périurbaines
S’installer en périurbain relève d’une promotion résidentielle contrainte. Les parcours sont façonnés par les politiques publiques. Devenir propriétaire représente un investissement familial majeur. Rester locataire signifie souvent éviter le secteur social. L’accès au pavillon symbolise une forme de réussite.
La quête de respectabilité des familles
Ces familles issues des classes populaires cherchent la respectabilité. Elles opèrent une distinction vis-à-vis des plus démunis. Le contrôle des réputations dans le quartier est crucial. Leurs styles de vie oscillent entre distance et conformité. Elles aspirent à une reconnaissance sociale légitime.
Les espoirs placés dans les enfants
Les projets éducatifs révèlent les modèles de réussite. Les parents privilégient des cursus courts et qualifiants. Les filières professionnelles semblent un choix raisonnable pour les garçons. Les parcours des jeunes femmes sont souvent plus incertains. L’avenir des enfants cristallise beaucoup d’attentes et d’anxiétés.
Le peuplement et le contrôle municipal
Le peuplement pavillonnaire présente un visage spécifique. Les minorités racisées y sont sous-représentées. La municipalité se met au service des familles “respectables”. Elle entreprend un contrôle actif de la composition sociale. Cette gestion vise à maintenir un certain ordre local.
Les rapports au politique et le vote FN
Les rapports au politique sont marqués par la distance. On observe de l’abstention, du scepticisme et de la défiance. La poussée du FN est une tendance parmi d’autres. Les explications par l’insécurité ou l’immigration sont insuffisantes. Les socialisations professionnelles jouent un rôle déterminant. Elles façonnent profondément les perceptions politiques.
La radicalisation politique en actes
Le dernier chapitre suit deux élus municipaux. Leur trajectoire montre une radicalisation progressive. Ils deviennent des électeurs du Front National. Ce passage se banalise peut-être dans l’espace local. Il signale un changement profond des repères politiques.
Table des matières de Le vote FN au village
– Introduction…7
– Périurbain, vous avez dit « populaire » ?…10
– Une enquête de longue durée auprès de ménages populaires…13
– Rendre compte de « petites » promotions sociales…15
– Saisir des rapports au politique marqués par les aspirations à la respectabilité…18
– Chapitre 1 : Assurer la « paix sociale ». Le projet des classes dirigeantes pour l’industrie de la vallée…25
– Une politique d’aménagement qui redessine la carte des activités industrielles…27
– Les « atouts » de la vallée : un projet politique au service des intérêts patronaux…40
– Une stratégie au long cours : diviser les salariés…43
– Parc « d’attraction » pour les uns, segmentation des conditions d’emploi pour les autres…50
– Chapitre 2 : Qui sont les salarié·e·s modestes du périurbain ? Établis et précaires, deux pôles des mondes ouvriers et employés…57
– Des catégories populaires en recomposition (années 1980–2000)…58
- – Du côté des cinquantenaires : des changements de boîte aux carrières de promotion…73
- – Du côté des plus jeunes : le rôle déterminant des engagements conjugaux…79
- – Du côté des intérimaires : des parcours sur le fil…85
– Chapitre 3 : S’installer dans le périurbain : des promotions résidentielles sous contraintes…93
– Des parcours façonnés par les politiques nationales et locales…94
– Devenir propriétaires, un investissement familial…100
– Rester locataire, mais pas dans le secteur social…111
– Chapitre 4 : Des familles établies en quête de respectabilité…117
– Des origines ouvrières aux efforts de distinction vis-à-vis des plus démunis…119
– Le contrôle des réputations dans l’espace résidentiel…130
– Entre distance à la culture dominante et aspirations à la conformité, quels styles de vie ?…140
– Chapitre 5. Quels espoirs pour les enfants ? Parcours de formation, modèles de réussite sociale et rapports à l’avenir…53
– Des cursus courts et qualifiants…154
– Les filières professionnelles : le choix du raisonnable pour les garçons…161
– Des parcours plus incertains chez les jeunes femmes…176
– Chapitre 6 : Un peuplement au-dessus de tout soupçon ?…185
– Un certain visage du pavillonnaire : la sous-représentation des minorités racisées…187
– Une municipalité au service des familles respectables…189
– Une entreprise municipale de contrôle du peuplement…202
– Chapitre 7 : Quels rapports au politique ? Socialisations professionnelles, respectabilité et distance(s) à-vis de la gauche…227
– Abstention, scepticisme et défiance : des rapports distants au politique…231
– Poussée du FN, droitisation ou recul de la gauche ? Des tendances électorales multiples…244
– Insécurité, immigration et votes « protestataires » : quelques fausses évidences…252
– Le rôle déterminant des socialisations professionnelles…259
– Chapitre 8 : Une radicalisation en acte : deux élus municipaux sans étiquette devenus électeurs du FN…281
– Yves Vigo : de la démobilisation à la recherche d’une marque de radicalité politique…282
– Roger Martet : condamner l’inaction des élites politiques face aux « vrais » problèmes…292
– Vers une banalisation progressive du vote FN dans l’espace politique local ?…302
– Conclusion…309
Quatrième de couverture de Le vote FN au village
Les ménages modestes du périurbain : un sujet médiatique et social
Le texte introduit les « ménages modestes du périurbain » comme un thème devenu central dans les commentaires médiatiques, notamment à l’occasion des succès électoraux du FN. Il souligne que peu d’enquêtes sérieuses se sont penchées sur leurs conditions de travail, leurs parcours résidentiels et leur devenir — en dépit de leur importance sociale. Le livre propose une approche fondée sur un travail de terrain prolongé, restituant les trajectoires de salariés d’un parc d’activités, où coexistent la précarité des grandes villes et la résilience des zones périurbaines. L’auteure insiste sur la richesse des « extraits d’entretiens et d’observations », qui révèlent les transformations profondes subies par ces familles.
Dynamiques sociales et politiques sous-jacentes
L’ouvrage met en lumière les fractures stables des milieux populaires — restructurations industrielles, dégradation des services, évolution du système de formation — et montre comment les pratiques électorales du FN s’inscrivent dans cette diversification sociale. Le FN n’est pas présenté comme une simple réaction, mais comme une réponse à des désillusions concrètes : le déclassement, l’absence de perspectives, et surtout les « explications convenues » qui ignorent les réalités vécues. L’auteure critique l’approche simplificatrice et propose une lecture nuancée, où le vote FN s’explique aussi par la volonté de « figurer parmi les plus durables », face à une société perçue comme indifférente.
Profil de l’auteure et cadre institutionnel
Violine Girard est présentée comme sociologue, enseignante à l’Université de Rouen, et membre du DySoLab (Laboratoire des dynamiques sociales). Ce lien institutionnel confirme la rigueur académique de l’enquête. Le logo DySoLab et le prix de 20 € figurent en bas de couverture, tandis que le code-barres (9 782365 121101) identifie l’éditeur ou la collection. L’ensemble dégage une posture engagée mais scientifique : comprendre pour mieux agir, sans jugement moral, en donnant la parole aux « responsables politiques » et aux « tensions vécues par nombre de ménages populaires ».














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