Description
Entre les murs d’une grande maison roubaisienne, une gouvernante observe un demi-siècle de secrets, de fortunes et de révolutions industrielles.
Sommaire
La vie discrète d’une gouvernante au XIXe siècle
D’abord, Bernard Schaeffer raconte l’histoire vraie de Liévine Hyacinthe Dazin dans ce livre.
En effet, une riche famille industrielle recrute cette femme comme gouvernante.
Justement, Liévine accomplit son destin à Roubaix, dans le Nord de la France.
De plus, elle observe la grande bourgeoisie textile pendant cinquante ans.
Ainsi, sa plume offre un témoignage unique et intime au lecteur.
En somme, cet ouvrage éclaire le rôle méconnu des domestiques dans l’Histoire.
Un témoin privilégié de la révolution industrielle
D’une part, Liévine Dazin traverse les grandes transformations du dix-neuvième siècle.
Précisément, elle côtoie la richesse des patrons et la misère des ouvriers.
Ensuite, la gouvernante garde silencieusement tous les secrets de la famille.
Parallèlement, elle analyse les mœurs, les crises et les fêtes de l’époque.
De fait, son regard révèle les contrastes frappants de la société industrielle.
Bref, les chapitres explorent cette époque de mutations profondes.
Une plongée dans l’intimité bourgeoise du Nord
D’autre part, l’ouvrage dépeint la vie quotidienne d’une grande dynastie textile.
Concrètement, le texte dévoile les relations complexes entre les maîtres et les domestiques.
Puis, l’écrivain décrit l’atmosphère particulière de Roubaix à son apogée.
Effectivement, le récit mêle habilement des détails historiques et des anecdotes personnelles.
Ainsi, l’auteur restitue l’ambiance d’un siècle oscillant entre traditions et modernité.
En conclusion, cette immersion historique livre un récit précis et vivant.
Un hommage à la mémoire des invisibles
Par ailleurs, Bernard Schaeffer redonne une voix à ces acteurs oubliés.
Précisément, le chercheur appuie son travail sur une recherche historique rigoureuse.
Ensuite, ce livre enrichit l’histoire sociale et celle des femmes.
De fait, l’historien étudie la condition domestique avec une grande empathie.
Alors, cette biographie dépasse largement le simple cadre régional.
Notamment, les pages évoquent un dévouement total jusqu’au choix final de la sépulture.
Globalement, l’histoire de Liévine rend un poignant hommage à l’anonymat.
Caractéristiques
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Titre : Madame reçoit – La vie intime d’une gouvernante dans le Nord au XIXe siècle
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Auteur : Bernard Schaeffer
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Format : Broché
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Nombre de pages : 348
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Date de parution : 1ᵉʳ septembre 2011
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Éditeur : Ravet Anceau
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ISBN-13 : 9782359732061
Par Bernard Schaeffer
Envoi soigné et Déposé en 48h (jours ouvrables) Edition Ravet Anceau 14,5 x 21 x 2,5 cm 348 pages Dépot légal:2011 Bon état : coins légèrement écornés
Résumé
Des témoins discrets au cœur de l’Histoire
D’abord, les gouvernantes et les domestiques traversent les grands événements du dix-neuvième siècle.
En effet, ces employés vivent les révolutions industrielles dans l’ombre de leurs maîtres.
Justement, ces serviteurs partagent aussi les crises économiques et les guerres.
De plus, ils portent tous les secrets de famille, avouables ou inavouables.
Ainsi, ces travailleurs observent silencieusement les courants politiques et religieux.
Alors, ces personnes étonnent souvent leur entourage par leur grand bon sens.
En somme, ils savent tout mais conservent un mutisme absolu.
La vie fascinante de Liévine Hyacinthe Dazin
D’une part, le livre Madame reçoit raconte la vie de Liévine Hyacinthe Dazin.
Précisément, cette femme sert une grande famille bourgeoise de Roubaix pendant cinquante années.
Ensuite, nous accompagnons cette gouvernante dans la traversée d’une époque intense.
Parallèlement, la richesse et la misère se côtoient quotidiennement dans la ville.
De fait, le récit mêle l’injustice sociale avec la fête et l’ivresse.
Alors, Liévine choisit de servir les Motte-Brédart jusque dans la mort.
Bref, elle repose désormais avec eux au cimetière de Roubaix.
Le travail de recherche d’un auteur passionné
D’autre part, Bernard Schaeffer signe cette merveilleuse histoire, à la fois émouvante et troublante.
Concrètement, cet auteur se passionne pour l’écriture, les voyages et le monde.
Puis, l’historien préside actuellement la Société d’émulation de Roubaix.
Effectivement, le chercheur consacre de nombreux ouvrages à la région du Nord.
Ainsi, ce spécialiste appartient aussi à la Commission historique du Nord.
Enfin, Bruno Gaudichon signe la préface de cette biographie captivante.
Globalement, le conservateur en chef du Musée « La Piscine » valide ce travail de mémoire.
Quatrième de couverture
Madame reçoit
Témoins discrets des grands événements du XIXᵉ siècle, les gouvernantes et les domestiques ont vécu les révolutions industrielles, les crises économiques et les guerres, dans l’ombre de leurs maîtres. Porteurs des secrets de famille avouables et inavouables, ils savaient tout mais ne disaient rien. Observateurs silencieux des courants politiques et religieux, ils étonnaient souvent par leur bon sens.
Madame reçoit raconte la vie de Liévine Hyacinthe Dazin, au service d’une grande famille bourgeoise de Roubaix pendant près de cinquante années. Nous l’accompagnons dans la traversée d’une époque où se côtoient la richesse, la misère, l’injustice, mais aussi la fête et l’ivresse…
Liévine Hyacinthe Dazin (1820-1883) a choisi de servir les Motte-Brédart jusque dans la mort ; elle repose avec eux au cimetière de Roubaix.
À propos de l’auteur :
Passionné par l’Écriture, les Voyages et le Monde, BERNARD SCHAEFFER – membre de la Commission historique du Nord et président de la Société d’émulation de Roubaix – a consacré de nombreux ouvrages à la région du Nord. Il récidive avec la merveilleuse histoire de Liévine Dazin, gouvernante : émouvant, troublant.
Préface de Bruno Gaudichon, conservateur en chef du Musée « La piscine » André Diligent.
Informations éditoriales :
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ISBN : 978-2-35973-206-1
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Site web de l’éditeur : www.ravet-anceau.fr
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Site de vente : www.chapitre.com
Préface
La parabole de la servante métissée et du mensonge révélé
La seule justification de cette introduction par le conservateur du musée de Roubaix tient au fait que l’auteur de ce roman historique, Bernard Schaeffer, a choisi d’illustrer et même de titrer son récit avec une toile pleine d’esprit d’un artiste cher au cœur des Roubaisiens. La vie de Rémy Cogghe (1854-1935) est elle aussi une trajectoire romanesque liant l’immigration, la pauvreté, le don artistique, la sollicitude patronale, le succès contrarié et la reconnaissance officielle. On n’est donc pas loin ici des éléments de la vie intime d’une gouvernante dans le Nord, au XIXᵉ siècle, qu’a magnifiquement évoquée Bernard Schaeffer dans son livre et que chacun prendra plaisir à découvrir au fil des tableaux et au gré des péripéties qui construisent le déroulé d’une destinée tout à la fois extraordinaire et très commune.
L’auteur
Le naturalisme de Cogghe, proche souvent d’un réalisme presque photographique, sert une inspiration principalement nourrie du pittoresque roubaisien, dans cette période d’épopée économique qui voit rapidement le bourg rural et ses hameaux satellites muter en une cité industrielle à l’activité incessante. Les jeux populaires – combats de coqs, parties de bourles, scènes d’estaminet –, les spécialités frontalières – fouilles en douane, fraudeurs, prisonniers – dominent les pages consacrées à une sociabilité bourgeoise, domestique ou publique. Une imposante galerie de portraits, que domine la sévère figure maternelle, complète ce regard d’entomologiste complaisant sur la société roubaisienne quand elle est sous la coupe nette d’un pouvoir économique et politique totalement réservé aux familles d’industriels, sans partage aucun avec le monde ouvrier qui, comme Cogghe, est tenu au silence par une naissance hors frontière qui prive alors à vie l’immigré flamand et ses enfants du droit de vote.
Description
On sait bien entendu ce que cette organisation sociale créa de drames et de misère, corollaires – décrits par Maxence Van Der Meersch – à l’épopée industrielle et à ses criantes réussites économiques. Et si Cogghe paraît gommer ces affrontements et ces asservissements dans son œuvre qui lisse toute aspérité jusqu’à illustrer, avec son Combat de coqs en Flandre du Salon en 1889, une idée très abusivement positive de la concorde sociale roubaisienne autour des bénéfices presque équitablement partagés de l’activité économique, chacun sait à Roubaix que cet âge d’or laissa beaucoup de victimes dans son sillage.
Au-delà de ses indéniables qualités littéraires qui rendent sa lecture passionnante, le roman de Bernard Schaeffer est surtout remarquable d’érudition et d’honnêteté. Évidemment, on reste finalement perplexe sur la véracité du récit dans lequel nous plongent chaque portrait et chaque anecdote que l’on devine nourrie de témoignages et de documentations patiemment recoupés et incrustés dans la trame dramatique qu’est la vie extraordinaire et commune à la fois de Liévine Hyacinthe Dazin. Œuvre de fiction ? Récit fidèle ? Il y a sans doute un peu des deux dans cet ouvrage, un peu de ce jeu en fait qu’appréciaient tant les feuilletonistes du XIXᵉ siècle. Notre gouvernante roubaisienne est à Bernard Schaeffer et à la littérature nordiste, ce qu’est Monte Cristo à Alexandre Dumas et à l’histoire du roman français. Et c’est bonheur de s’y plonger pour profiter d’une immersion haletante dans cette société fracturée entre opulence et misère qu’est le Roubaix du XIXᵉ siècle.
Roubaix est une ville d’entrepreneurs et de militants qui souvent s’opposent mais parfois se confondent. Il y a de cette dualité dans Madame reçoit qui associe le regard objectif, sans complaisance, sur un monde que l’on devine familier à l’auteur et sur sa part d’ombre dont le terrible secret illumine les dernières pages.













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