Les 120 martyrs de Chine canonisés le 1er octobre 2000-

29,00 

Jean Charbonnier

Envoi soigné et Expédié en 48h (jours ouvrables)
Edition Puf
13,5 x 21 x 2,6 cm
464 pages
Dépot légal  :1988
Bon état

Catégories : ,

Description

Jean Charbonnier ne raconte pas des légendes pieuses.

Il documente, province par province, année par année, le sacrifice de 120 hommes, femmes et enfants chinois et étrangers.

Sommaire

Comprenez le contexte historique de la canonisation des martyrs chinois

D’abord, Jean Charbonnier replace cet événement marquant dans l’histoire mouvementée de la Chine. En effet, il retrace fidèlement les débuts de l’évangélisation chrétienne. Notamment, le prêtre jésuite Matteo Ricci commence ce travail dès le seizième siècle. Pourtant, les confucéens conservateurs déclenchent rapidement des réactions très violentes. Ainsi, les autorités impériales perçoivent les catholiques comme une secte subversive. Finalement, les Boxeurs massacrent une légion de martyrs en mille neuf cent.

Découvrez les dominicains espagnols martyrs au Fujian

Pour commencer, la province du Fujian abrite la persécution du premier groupe de chrétiens. Précisément, les bourreaux tuent des dominicains espagnols en seize cent quarante-huit. De plus, de nouvelles exécutions touchent cet ordre religieux en dix-sept cent quarante-huit. Plus tard, les archives décrivent avec une grande précision leur procès devant le prétoire. Finalement, ces missionnaires paient de leur propre vie leur fidélité absolue à l’Évangile. Dès lors, leur témoignage historique ouvre la longue liste des martyrs de Chine.

Explorez le sacrifice des pasteurs pour leurs brebis au Sichuan

Justement, la province du Sichuan subit le martyre de plusieurs pasteurs. Ces exécutions sanglantes se déroulent entre dix-huit cent quinze et dix-huit cent vingt-trois. Sur place, Gabriel Taurin Dufresse s’impose comme une figure marquante de cette époque. Parallèlement, Augustin Zhao Rong et Thaddée Liu Ruiting subissent le même sort tragique. Heureusement, l’église de Chongqingzhou témoigne encore aujourd’hui de cette ancienne présence chrétienne. En conclusion, ces pasteurs donnent courageusement leur vie pour protéger leurs communautés.

Suivez les catéchistes intrépides de la province du Guizhou

De fait, le Guizhou devient le théâtre de nombreux martyres. Ces violences locales s’étalent entre dix-huit cent quatorze et dix-huit cent trente-neuf. Aujourd’hui encore, les fidèles vénèrent respectueusement la tombe de Pierre Wu Guosheng. De la même manière, Joseph Zhang Dapeng et son épouse affrontent courageusement la persécution. Hélas, Pierre Liu Wenyuan et Joachim Hao Kaizhi subissent le martyre ou l’exil. Malgré cela, ces catéchistes prouvent l’enracinement local du christianisme en Chine.

Identifiez les deux lazaristes français étranglés à Wuchang

Certes, les autorités étranglent François Régis Clet en dix-huit cent vingt. Ce prêtre français meurt à Wuchang pour sa foi religieuse. Vingt ans plus tard, Jean-Gabriel Perboyre subit le même sort dans cette ville. De toute évidence, leur sacrifice illustre la persécution systématique des missionnaires étrangers. Pour vous repérer, une carte de la région de Wuhan situe ces drames. Récemment, ces deux lazaristes français ont rejoint la liste des martyrs canonisés.

Apprenez le sort d’Auguste Chapdelaine et ses compagnons au Guang-xi

Puis, les bourreaux martyrisent Auguste Chapdelaine en dix-huit cent cinquante-six. Ce crime odieux se déroule dans la province reculée du Guang-xi. Sur place, Laurent Pe-Man subit le terrible supplice de la cage. Ce dispositif barbare l’étouffe d’ailleurs très lentement. Hélas, la jeune Agnès Tsao connaît le même sort tragique dans la région. Heureusement, une carte détaille les provinces du Guang-xi, du Guizhou et du Hunan.

Suivez le martyre de Jérôme Lou, Laurent Wang et Agathe Lin

Concrètement, les soldats décapitent trois martyrs le vingt-huit janvier dix-huit cent cinquante-huit. Cette exécution publique se déroule à Maokou, dans le Guizhou. À cette occasion, Jérôme Lou Tingmei affronte la mort avec courage. De la même manière, Agathe Lin Zhao subit le supplice sans renier sa foi. Les bourreaux coupent aussi la tête de Laurent Wang Bing ce jour-là. Finalement, leur témoignage admirable renforce la communauté chrétienne locale.

Découvrez les élèves et personnel du séminaire de Qingyan

Soudain, l’armée prend pour cible le séminaire de Qingyan. Cette attaque brutale se déroule le vingt-neuf juillet dix-huit cent soixante-et-un. Les soldats décapitent alors les élèves et le personnel pour leur foi. Aujourd’hui, une stèle de pierre commémore le souvenir de ces victimes. De plus, l’église actuelle de Qingyan perpétue fidèlement leur mémoire. En conclusion, ces jeunes martyrs démontrent la vitalité du christianisme chinois.

Analysez les massacres de Qingyan des 18 et 19 février 1862

De nouveau, de nombreux chrétiens tombent lors de ces journées sanglantes. Précisément, Jean-Pierre Néel figure parmi les victimes de cette persécution. De la même manière, Lucie Yi Zhenmei et Zhang Tianshen subissent le martyre. Ensuite, les soldats accrochent leurs têtes au rempart de la ville. Par ce spectacle macabre, les autorités terrorisent et découragent la population locale.

Étudiez les jésuites français victimes des Boxeurs dans le Hebei

Désormais, la révolte des Boxeurs s’abat sur la province du Hebei. Ce déchaînement de violence commence en juin dix-neuf cent. Immédiatement, Modeste Andlauer et Rémi Isoré figurent parmi les victimes jésuites. De plus, Marie Fu Guilin, Marie Du Zhao et Maria Du Tian meurent. En fait, ces massacres s’inscrivent dans une vague de xénophobie généralisée. D’ailleurs, l’étendard des Boxeurs porte des inscriptions hostiles aux chrétiens.

Découvrez le grand massacre de Zhujiahe dans le Hebei

Parallèlement, la ville de Zhujiahe connaît un massacre de grande ampleur. Cette tragédie humaine se déroule du vingt au vingt-deux juillet dix-neuf cent. À cette occasion, Marie Zhu Wu protège courageusement le Père Mangin. Pourtant, les émeutiers massacrent ce prêtre ainsi que le Père Paul Denn. Forcément, leur sacrifice s’ajoute à la liste des victimes des Boxeurs. En quelques jours, cette folie meurtrière décime la communauté chrétienne locale.

Explorez le massacre de la mission franciscaine à Taiyuan

Surtout, les révoltés attaquent violemment la mission franciscaine de Taiyuan. Cette agression mortelle se déroule le neuf juillet dix-neuf cent. Durant l’assaut, les émeutiers massacrent Monseigneur Grégoire Grassi et Monseigneur François Fogolla. Hélas, les Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie subissent le même sort funeste. Les assaillants tuent également le Père Théodoric Balat et le Frère Paul Bauer. Ainsi, la province du Shanxi paie un lourd tribut aux Boxeurs.

Identifiez les franciscains italiens martyrs au Hunan

Par ailleurs, la province du Hunan connaît le martyre de franciscains italiens. Ces exécutions se déroulent du trois au huit juillet dix-neuf cent. Notamment, Jean de Triora s’impose comme la figure marquante de ce groupe. De fait, leur sacrifice illustre le caractère international de la mission catholique. Le Hunan devient ainsi un lieu de témoignage pour ces religieux. Grâce à eux, les chrétiens locaux persécutés renforcent leur foi.

Apprenez l’histoire d’Alberico Crescitelli, martyr à Hanzhong

Ensuite, les bourreaux martyrisent Alberico Crescitelli le vingt et un juillet dix-neuf cent. Ce prêtre italien de l’Institut Pontifical meurt courageusement pour sa foi. Dès lors, son sacrifice s’ajoute à celui de nombreux confrères. Aujourd’hui, la région de Hanzhong conserve précieusement la mémoire de ce prêtre. En fin de compte, son parcours illustre la diversité des instituts missionnaires.

Suivez le martyre de deux salésiens italiens à Shaozhou

Plus tard, les soldats martyrisent deux salésiens italiens à Shaozhou. Ce double meurtre se déroule le vingt-cinq février dix-neuf cent trente. Ainsi, Monseigneur Luigi Versiglia et Don Callisto Caravario meurent pour leur foi. Pourtant, ce drame intervient bien après la fin de la révolte des Boxeurs. Cet événement montre donc la persistance des persécutions au vingtième siècle. En conclusion, leur sacrifice clôt la liste des cent vingt martyrs.

Consultez la conclusion et les appendices de l’ouvrage

Enfin, l’auteur tire les leçons de cette longue histoire de souffrance. Pour cela, l’appendice un présente les saints de la diaspora chinoise. De même, l’appendice deux recense les bienheureux non canonisés officiellement. Par exemple, le bienheureux Jean-Martin Moye figure dans cette liste complémentaire. Pour finir, une bibliographie détaillée guide efficacement vos futures recherches historiques.

Utilisez les outils pour approfondir la connaissance des martyrs

Heureusement, une chronologie et un lexique chinois facilitent grandement votre lecture. De plus, le texte présente les noms avec leur orthographe originale. L’auteur explique également les abréviations et les expressions techniques en détail. Pour compléter l’ensemble, une section de miscellanées enrichit cet ouvrage documenté. En conclusion, ces outils précieux font de ce livre une référence incontournable.

Caractéristiques

  • Auteur : Jean Charbonnier

  • Titre : Les 120 martyrs de Chine canonisés le 1er octobre 2000

  • Éditeur : Gallimard

  • Dimensions : 11 x 16,5 x 0,6 cm

  • Nombre de pages : 104 pages

  • Dépôt légal : 1972

  • Code / ISBN : B00CIYPI0I

  • État : Bon état, pliure de lecture de la couverture

  • Public : Historiens, théologiens, sinologues, chrétiens intéressés par l’histoire de l’Église en Chine

  • Genre : Histoire religieuse, hagiographie, études chinoises

Jean Charbonnier

Envoi soigné et Déposé en 48h (jours ouvrables) Edition Gallimard 11 x 16,5 x 0,6 cm 104 pages depot légal:1972 Bon Etat : Pliure de lecture de la couverture

Résumé

Une introduction historique à la canonisation des martyrs chinois

D’abord, Jean Charbonnier présente le contexte de cet événement majeur. En effet, la canonisation du premier octobre deux mille transforme l’histoire de l’Église. De plus, l’auteur situe ces croyants dans les quatre derniers siècles. Ainsi, il retrace les débuts de l’évangélisation avec le jésuite Matteo Ricci. Rapidement, les confucéens conservateurs déclenchent des réactions violentes. Dès lors, les autorités impériales considèrent les catholiques comme une secte subversive.

Les dominicains espagnols martyrs au Fujian

Pour commencer, le premier groupe de martyrs vit dans la province du Fujian. Plus tard, les bourreaux tuent les dominicains espagnols en seize cent quarante-huit. De même, de nouvelles exécutions touchent cet ordre en dix-sept cent quarante-huit. Heureusement, le texte décrit précisément leur procès devant le prétoire chinois. En fin de compte, ces missionnaires paient de leur vie leur fidélité à l’Évangile. Finalement, leur témoignage historique ouvre la longue liste des martyrs de Chine.

Le sacrifice des pasteurs pour leurs brebis au Sichuan

Justement, la province du Sichuan subit le martyre de plusieurs pasteurs. Ces exécutions sanglantes se déroulent entre dix-huit cent quinze et dix-huit cent vingt-trois. Sur place, Gabriel Taurin Dufresse s’impose comme une figure marquante de cette époque. Parallèlement, Augustin Zhao Rong et Thaddée Liu Ruiting perdent aussi la vie. Heureusement, l’église de Chongqingzhou montre encore cette présence chrétienne. En conclusion, ces pasteurs protègent leurs ouailles au prix de leur existence.

Les catéchistes intrépides de la province du Guizhou

De fait, le Guizhou devient le théâtre de nombreux martyres. Ces violences locales s’étalent entre dix-huit cent quatorze et dix-huit cent trente-neuf. Aujourd’hui encore, les fidèles vénèrent respectueusement la tombe de Pierre Wu Guosheng. De la même manière, Joseph Zhang Dapeng et son épouse affrontent courageusement la persécution. Hélas, Pierre Liu Wenyuan conserve une foi inébranlable pendant son supplice. Ensuite, les soldats envoient Joachim Hao Kaizhi en exil à Yili. Certes, ces catéchistes prouvent l’enracinement local du christianisme.

Deux lazaristes français étranglés à Wuchang

Certes, les bourreaux étranglent François Régis Clet en dix-huit cent vingt. Ce prêtre français meurt à Wuchang pour sa foi religieuse. Vingt ans plus tard, Jean-Gabriel Perboyre subit le même sort dans cette ville. De toute évidence, ce sacrifice illustre la persécution systématique des missionnaires étrangers. Pour vous repérer, une carte de la région de Wuhan situe ces drames. Récemment, ces lazaristes français ont rejoint la liste des martyrs.

Auguste Chapdelaine et ses compagnons au Guang-xi

Puis, les autorités martyrisent Auguste Chapdelaine en dix-huit cent cinquante-six. Ce crime odieux se déroule dans la province du Guang-xi. Sur place, le supplice de la cage étouffe lentement Laurent Pe-Man. Hélas, la jeune Agnès Tsao connaît le même sort tragique dans la région. Heureusement, une carte détaille les provinces du Guang-xi, du Guizhou et du Hunan. En somme, leur mort illustre la violence des persécutions locales.

Jérôme Lou, Laurent Wang et Agathe Lin à Maokou

Concrètement, les soldats décapitent trois martyrs le vingt-huit janvier dix-huit cent cinquante-huit. Cette exécution publique se déroule à Maokou, dans le Guizhou. À cette occasion, Jérôme Lou Tingmei affronte la mort avec courage. De la même manière, Agathe Lin Zhao subit le supplice sans renier sa foi. Les bourreaux coupent aussi la tête de Laurent Wang Bing ce jour-là. Finalement, leur témoignage admirable renforce la communauté chrétienne locale.

Les élèves et personnel du séminaire de Qingyan

Soudain, l’armée prend pour cible le séminaire de Qingyan. Cette attaque brutale se déroule le vingt-neuf juillet dix-huit cent soixante-et-un. Les soldats décapitent alors les élèves et le personnel pour leur foi. Aujourd’hui, une stèle de pierre commémore le souvenir de ces victimes. De plus, l’église actuelle de Qingyan perpétue fidèlement leur mémoire. En conclusion, ces jeunes martyrs démontrent la vitalité du christianisme chinois.

Cinq têtes accrochées au rempart de Qingyan

De nouveau, de nombreux chrétiens tombent lors de ces journées sanglantes. Précisément, Jean-Pierre Néel figure parmi les victimes de cette persécution. De la même manière, Lucie Yi Zhenmei et Zhang Tianshen subissent le martyre. Ensuite, les soldats accrochent leurs têtes au rempart de la ville. Par ce spectacle macabre, les autorités terrorisent et découragent la population locale.

Les jésuites français victimes des Boxeurs dans le Hebei

Désormais, la révolte des Boxeurs s’abat sur la province du Hebei. Ce déchaînement de violence commence en juin dix-neuf cent. Immédiatement, Modeste Andlauer et Rémi Isoré figurent parmi les victimes jésuites. De plus, Marie Fu Guilin, Marie Du Zhao et Maria Du Tian meurent. En fait, ces massacres s’inscrivent dans une vague de xénophobie généralisée. D’ailleurs, l’étendard des Boxeurs porte des inscriptions hostiles aux chrétiens.

Les massacres dans les campagnes du Hebei

Parallèlement, les campagnes du Hebei subissent de nouveaux massacres en juillet dix-neuf cent. À cette occasion, Marc Ji Tianxiang affronte la mort avec courage. De la même manière, Anne Wang subit le martyre pendant cette période. Spécifiquement, l’inscription de l’étendard résume parfaitement l’idéologie des Boxeurs. En conclusion, ces martyrs ruraux prouvent la diffusion du christianisme.

Le grand massacre de Zhujiahe dans le Hebei

De plus, la ville de Zhujiahe connaît un massacre de grande ampleur. Cette tragédie humaine se déroule du vingt au vingt-deux juillet dix-neuf cent. À cette occasion, Marie Zhu Wu protège courageusement le Père Mangin. Pourtant, les émeutiers massacrent ce prêtre ainsi que le Père Paul Denn. Forcément, leur sacrifice s’ajoute à la liste des victimes des Boxeurs. En quelques jours, cette folie meurtrière décime la communauté chrétienne locale.

Le massacre de la mission franciscaine à Taiyuan

Surtout, les révoltés attaquent violemment la mission franciscaine de Taiyuan. Cette agression mortelle se déroule le neuf juillet dix-neuf cent. Durant l’assaut, les émeutiers massacrent Monseigneur Grégoire Grassi et Monseigneur François Fogolla. Hélas, les Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie subissent le même sort funeste. Les assaillants tuent également le Père Théodoric Balat et le Frère Paul Bauer. Ainsi, la province du Shanxi paie un lourd tribut aux Boxeurs.

Les franciscains italiens martyrs au Hunan

Par ailleurs, la province du Hunan connaît le martyre de franciscains italiens. Ces exécutions se déroulent du trois au huit juillet dix-neuf cent. Notamment, Jean de Triora s’impose comme la figure marquante de ce groupe. De fait, leur sacrifice illustre le caractère international de la mission catholique. Le Hunan devient ainsi un lieu de témoignage pour ces religieux. Grâce à eux, les chrétiens locaux persécutés renforcent leur foi.

Alberico Crescitelli, martyr à Hanzhong

Ensuite, les bourreaux martyrisent Alberico Crescitelli le vingt et un juillet dix-neuf cent. Ce prêtre italien de l’Institut Pontifical meurt courageusement pour sa foi. Dès lors, son sacrifice s’ajoute à celui de nombreux confrères. Aujourd’hui, la région de Hanzhong conserve précieusement la mémoire de ce prêtre. En fin de compte, son parcours illustre la diversité des instituts missionnaires.

Le martyre de deux salésiens italiens à Shaozhou

Plus tard, les soldats martyrisent deux salésiens italiens à Shaozhou. Ce double meurtre se déroule le vingt-cinq février dix-neuf cent trente. Ainsi, Monseigneur Luigi Versiglia et Don Callisto Caravario meurent pour leur foi. Pourtant, ce drame intervient bien après la fin de la révolte des Boxeurs. Cet événement montre donc la persistance des persécutions au vingtième siècle. En conclusion, leur sacrifice clôt la liste des cent vingt martyrs.

La conclusion et les appendices de l’ouvrage

Enfin, l’auteur tire les leçons de cette longue histoire de souffrance. Pour cela, l’appendice un présente les saints de la diaspora chinoise. De même, l’appendice deux recense les bienheureux non canonisés officiellement. Par exemple, le bienheureux Jean-Martin Moye figure dans cette liste complémentaire. Pour finir, une bibliographie détaillée guide efficacement vos futures recherches historiques.

Les outils pour approfondir la connaissance des martyrs

Heureusement, une chronologie et un lexique chinois facilitent grandement votre lecture. De plus, le texte présente les noms avec leur orthographe originale. L’auteur explique également les abréviations et les expressions techniques en détail. Pour compléter l’ensemble, une section de miscellanées enrichit cet ouvrage documenté. En conclusion, ces outils précieux font de ce livre une référence incontournable.

Table des matières

Carte de la Chine…6

Introduction…7

Dominicains espagnols martyrs au Fujian (1648, 1748)…13

Prétoire chinois…18

Le sacrifice des pasteurs pour leurs brebis Sichuan (1815-1823)…23

Gabriel Taurin Dufresse…26

Augustin Zhao Rong…32

Thaddée Liu Ruiting…37

Eglise de Chongqingzhou…39

Les catéchistes intrépides de la province de Guizhou (1814-1839)…40

Tombe de Pierre Wu Guosheng…43

Joseph Zhang Dapeng, et son épouse…44

Pierre Liu Wenyuan…49

Joachim Hao Kaizhi en exil à Yili…51

Deux lazaristes français étranglés à Wuchang (1820 & 1840)…53

François Régis Clet…55

Carte de la région de Wuhan…57

Jean-Gabriel Perboyre…66

Auguste Chapdelaine, Laurent Pe-Man, et Agnès Tsao étouffés en cage au Guang-xi (1856)…72

Auguste Chapdelaine…74

Supplice de Laurent Pe Man…79

Agnes Tsao…81

Carte de Guang-xi, Guizhou, Hunan…85

Jérôme Lou, Laurent Wang et Agathe Lin décapités à Maokou (Guizhou, 28 janvier 1858)…88

Jérôme Lou Tingmei…89

Agathe Lin Zhao…93

Laurent Wang Bing…97

Elèves et personnel du séminaire de Qingyan décapités à Guizhou (29 juillet 1861)…102

Stèle des martyrs de Qingyan…105

suite

Eglise actuelle de Qingyan…110

Cinq têtes accrochées au rempart de Qingyan Guizhou, (18 & 19 février 1862)…113

Jean-Pierre Néel…115

Lucie Yi Zhenmei…116

Zhang Tianshen…119

Jésuites français victimes des Boxeurs Hebei (juin 1900)…124

Modeste Andlauer SJ…126

Rémi Isoré SJ…131

Marie Fu Guilin…134

Marie Du Zhao…137

Maria Du Tian…138

Massacres dans les campagnes Hebei (juillet 1900)…141

Marc Ji Tianxiang…142

Inscription sur l’étendard des Boxeurs…145

Anne Wang…149

Le grand massacre de Zhujiahe Hebei (20-22 juillet 1900)…156

Marie Zhu Wu protège le P. Mangin…157

Le P. Ignace Mangin SJ…160

Le P. Paul Denn SJ…162

Massacre de la mission franciscaine à Taiyuan Shanxi (9 juillet 1900)…170

Mgr Grégoire Grassi OFM…172

Mgr François Fogolla OFM…173

Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie…175

Père Théodoric Balat, Frère Paul Bauer…179

Franciscains italiens martyrs au Hunan Hengzhou (3-8 juillet 1900)…184

Franciscains italiens martyrs au Hunan…186

Jean de Triora, OFM…188

Martyre d’Alberico Crescitelli Hanzhong (21 juillet 1900)…194

Alberico Crescitelli PIME…197

Martyre de deux Salésiens italiens Shaozhou (25 février 1930)…202

Mgr Luigi Versiglia & Don Callisto Caravario…204

Conclusion…214

Appendice I. Saints martyrs de la diaspora chinoise…218

Appendice II. Bienheureux de Chine non canonisés le 1er octobre…221

Bienheureux Jean-Martin Moye…222

Bibliographie en français et autres langues occidentales…238

Bibliographie des ouvrages en chinois…241

Chronologie et lexique chinois avec les noms des martyrs…242

Abréviations et expressions chinoises…252

Miscellanées…253

Quatrième de couverture

La canonisation des 120 martyrs de Chine comme tournant historique

La canonisation de 120 bienheureux martyrs de Chine le 1er octobre 2000 marque un tournant dans l’histoire de l’Église. Cet événement se déroule au cours de l’année jubilaire 2000. Demeurée encore très occidentale pendant deux millénaires, l’Église prend pied solidement dans le monde asiatique. La Chine représente un monde culturel massif très différent du nôtre. Pour mesurer pleinement cette évolution, il faut situer ces martyrs dans l’histoire des quatre derniers siècles.

Les débuts de l’évangélisation avec Matteo Ricci

L’histoire commence à l’époque où le jésuite italien Matteo Ricci tentait d’introduire l’enseignement chrétien. Il procédait avec beaucoup de précautions dans la société cultivée des lettrés chinois. Les succès obtenus auprès des lettrés réformateurs furent remarquables. Ces réformateurs cherchaient à transformer une société corrompue. Mais des réactions violentes suivirent bientôt de la part des confucéens conservateurs. Leurs objections contre la nouvelle religion montrent comment les catholiques étaient perçus en Chine.

La perception des catholiques comme secte subversive

Les chrétiens apparaissaient aux yeux des conservateurs comme une secte subversive. Ils étaient considérés comme un culte aberrant dont il fallait protéger toute personne sensée. Une élite de réformateurs chinois tenta pourtant de collaborer avec les missionnaires. Leur but était d’œuvrer à une modernisation en profondeur de leur pays. Mais l’administration conservatrice et le gros de la population réagirent différemment. La xénophobie et la haine du christianisme ne firent que croître.

Le massacre des Boxeurs en 1900 comme aboutissement tragique

La légion des martyrs chrétiens massacrés par les Boxeurs en 1900 marque un aboutissement catastrophique. Cette violence exprime une volonté radicale de rejet de l’étranger et de sa religion. Pourtant la foi inébranlable des martyrs fait apparaître une source d’espérance. Cette espérance naît au sein même du peuple chinois persécuté. Le contraste entre la violence des persécuteurs et la foi des martyrs est saisissant.

Les voies variées de la conversion au christianisme

Les sages en quête de vérité surent discerner le mystère du salut. Les paysans pauvres furent sensibles au témoignage d’amour des missionnaires. Beaucoup vinrent à la foi sans contact direct avec les missionnaires. La simple lecture d’écrits chrétiens suffit parfois à les convertir. D’autres furent touchés par la conduite d’amis ou de parents convertis. Le message de foi fut fidèlement recueilli par leurs enfants et petits-enfants.

Le christianisme comme foi des ancêtres

Le christianisme devint ainsi la foi de leurs ancêtres pour de nombreuses familles. Ils défendirent cette foi à ce titre avec un courage admirable. Beaucoup sacrifièrent leur vie plutôt que d’être une disgrâce pour leurs parents. La fidélité à la tradition familiale rejoignait la fidélité à la foi chrétienne. Cette double loyauté explique la force de leur témoignage.

Une présentation équitable des 120 martyrs

L’ouvrage ne veut ignorer aucun des cent vingt martyrs dans sa présentation. Une place plus ou moins grande est faite à chacun d’entre eux. Cette place dépend du rôle plus ou moins substantiel qu’ils ont joué. Leur contribution à l’évangélisation de leur pays est prise en compte. Les 33 missionnaires étrangers et les 87 martyrs chinois sont présentés ensemble. Ils ont été pleinement solidaires dans le sacrifice et méritent le même respect.

L’auteur Jean Charbonnier, missionnaire et sinologue

Jean Charbonnier, MEP, fut missionnaire à Singapour pendant une trentaine d’années. Il poursuivit en même temps des études chinoises approfondies. Ces études l’amenèrent à écrire des ouvrages sur la pensée de Lu Xun. Il travailla aussi sur les religions de la Chine et leur interprétation contemporaine. Sa thèse d’État à Paris VII en 1978 portait sur l’interprétation chinoise de l’histoire. Il se consacra ensuite à un service d’information et d’échanges avec les catholiques de Chine.

Les publications de Jean Charbonnier sur la Chine

Depuis 1986, il fait publier à Singapour un Guide de l’Église catholique en Chine. Ce guide paraît en anglais et en chinois régulièrement. La cinquième édition vient de paraître à Singapour en août 2000. Son ouvrage “Histoire des Chrétiens de Chine” fut publié chez Desclée en 1992. Ce travail lui fournit une base précieuse pour aborder la question des saints martyrs. Son expertise reconnue donne tout son poids à cette présentation des martyrs.

Introduction

L’Église franchit une nouvelle étape de son histoire à l’aube du troisième millénaire

Longtemps centrée en Europe depuis la conversion de l’Empire romain, l’Église a ensuite pris pied dans les cinq continents grâce à ses missionnaires. Tout au long du XXe siècle, de jeunes Églises ont grandi et atteint leur plein épanouissement. Elles disposent désormais de leur hiérarchie locale, de leurs centres d’études religieuses et de leurs propres entreprises de diffusion de la foi. Aujourd’hui, ces Églises prennent plus complètement conscience de leurs racines et de leur histoire.

L’honneur rendu aux martyrs d’Asie par le Pape Jean-Paul II

De même que les chrétiens de la Rome antique célébraient l’eucharistie sur le tombeau des martyrs, il convient que les témoignages des martyrs d’Asie et d’Afrique soient pleinement honorés. Le Pape Jean-Paul II a voulu marquer son pontificat par de nombreuses béatifications et canonisations. À l’occasion du jubilé de l’an 2000, il a consacré une journée au souvenir des martyrs du XXe siècle. Au cours des deux dernières décennies, il a fait entrer les saints martyrs d’Asie dans le culte de l’Église universelle.

Les précédentes canonisations de martyrs asiatiques

En 1984, le Pape s’est déplacé à Séoul pour canoniser les martyrs de Corée. En 1988, il canonisait à Rome les martyrs du Vietnam. Les chrétiens de Chine attendaient avec urgence que leurs bienheureux martyrs soient à leur tour canonisés. Le 2 juin 1996, le Pape canonisait un missionnaire français, le Père Gabriel Perboyre. Il devenait ainsi aux yeux du monde le premier Saint Martyr de Chine. Les évêques chinois de Taiwan présents à Rome demandèrent alors quand viendrait le tour du vaste groupe des martyrs chinois.

Les difficultés de la procédure de canonisation

La Sacrée Congrégation pour la cause des Saints poursuivait sa tâche en accumulant les dossiers. Mais elle manquait souvent des éléments traditionnellement exigés pour des canonisations. Tous ces bienheureux martyrs de Chine sur la liste d’attente avaient-ils fait des miracles ? Comment enquêter sur le terrain alors que l’Église en Chine ne pouvait entrer en relation directe avec Rome ? Comment les évêques de Chine pouvaient-ils faire avancer la cause de leurs martyrs ? Les milieux romains étaient aiguillonnés par le cardinal Paul Shan et des catholiques de Taiwan.

L’étincelle qui a provoqué la canonisation

Le miracle qui a provoqué l’étincelle tient peut-être à une initiative malheureuse du gouvernement de Pékin. Au début de l’an 2000, il voulut entraîner l’Église chinoise dans une entreprise rivale de l’autorité religieuse du Pape. Comme le Pape consacrait à Rome douze évêques du monde entier, Pékin voulut consacrer douze évêques chinois le jour de l’Épiphanie. Cinq de ces évêques eurent la faiblesse d’accepter sous les pressions. Les Chrétiens de Chine réagirent en refusant leur participation à cette ordination fantoche.

L’accélération de la procédure

Rome n’avait plus besoin de se gêner devant des manières de faire aussi offensantes. La cause des saints martyrs de Chine fut dès lors expédiée en première urgence. Un cardinal portugais, nouveau préfet de la Congrégation, avait à cœur cette canonisation. En mars 2000, la grande nouvelle de la canonisation de 120 bienheureux martyrs de Chine était officiellement annoncée. La cérémonie aurait lieu à Rome le 1er octobre 2000.

La signification du choix du 1er octobre

Le choix de cette date rachète sans doute les lenteurs de la préparation. C’est l’année jubilaire où se fait le bilan de 2000 ans d’histoire chrétienne. Le Pape contribue à universaliser plus effectivement l’Église. Les saints martyrs du monde chinois introduisent l’apport d’une civilisation non occidentale d’une grande richesse culturelle. Le choix du premier octobre, fête de Sainte Thérèse, patronne des Missions, n’est pas indifférent. Le 1er octobre est aussi le jour de la fête nationale chinoise.

La composition du groupe des martyrs

Ces martyrs appartiennent à divers groupes qui s’échelonnent tout au long du XIXe siècle, de 1814 à 1900. Deux missionnaires italiens tués en 1930 sont inclus. Quatre-vingt-sept d’entre eux sont chinois et trente-trois étrangers. Leur martyre a pris place dans onze provinces de Chine. Depuis la fin du XIXe siècle, ils ont été béatifiés à des époques successives par cinq papes. On compte parmi eux six évêques, vingt-trois prêtres, huit séminaristes et sept religieuses, trente-six catéchistes et laïcs.

Les catégories de martyrs

Le groupe comprend vingt-neuf vierges et veuves, deux catéchumènes et neuf enfants, garçons et filles. Peu après l’annonce de la canonisation, la conférence épiscopale de Taiwan a publié un ouvrage sur les martyrs de Chine. Cet ouvrage était sous le patronage de Mgr Fan Zhongliang, évêque de Shanghai qui souffrit vingt années de prison et de travaux forcés. Le livre reprend largement un ouvrage publié en 1977 à Taipei par Liu Yusheng sur les Bienheureux martyrs de Chine.

La préface du cardinal Paul Shan

La préface écrite par le cardinal Paul Shan situe le martyre à la lumière de l’Évangile. L’Église qui œuvre pour la justice et la paix rencontre de l’opposition. Les chrétiens, comme les prophètes de l’histoire biblique, se dissocient du mal dans le monde. Jésus a vaincu le mal par sa croix. L’Église est née du côté sanglant du Christ percé par la lance. Mourir martyr pour le Christ n’est pas qu’une histoire de l’antiquité, c’est un défi pour chaque génération.

Les conditions strictes de la canonisation

Les victimes des Boxeurs en 1900 furent plus de vingt mille. L’Église n’en a béatifié et canonisé qu’un petit nombre car les conditions sont très strictes. Leur sacrifice doit être clairement vécu pour le Christ et pour la foi. La foi dont ils témoignent doit être la foi orthodoxe de l’Église. Ils doivent avoir manifesté leur intention de sacrifier leur vie pour le Christ jusqu’au dernier moment. Le passage de la béatification à la canonisation est encore plus difficile.

La preuve des miracles et les obstacles politiques

Il faut prouver que des miracles ont été obtenus par leur intercession. Des enquêtes précises sur le terrain sont nécessaires. La situation de l’Église en Chine depuis cinquante ans ne le permettait guère. À Taiwan, une commission ad hoc a été établie en septembre 1984. Les évêques de Taiwan ont présenté à Rome les résultats en novembre 1985. Mais le cardinal Casaroli craignait que l’annonce ne gêne les efforts pour normaliser les relations avec Pékin.

L’intervention vigoureuse du cardinal Shan

En 1996, apprenant la canonisation du Père Gabriel Perboyre, le cardinal Shan écrivit un mémorandum au Saint Père. Il protesta contre le blocage politique fait à la cause des martyrs chinois en des termes vigoureux. Il déclara que les martyrs de Chine étaient exposés à un deuxième martyre à Rome. Le Saint Père marqua sur le dossier la mention “urgent”. Il retint les suggestions pour hâter les travaux de la commission. Les deux ouvrages publiés à Taiwan constituent l’essentiel des sources biographiques.

Les sources utilisées pour les biographies

Certains textes reprennent des sources occidentales comme les travaux d’Adrien Launay. La plupart des récits sont tirés des comptes rendus des procès de béatification. Ils indiquent toutes les conditions nécessaires : témoignage de foi jusqu’à la dernière heure, guérisons et grâces obtenues. Ce martyrologe appartient à la littérature religieuse. Pour le situer dans l’histoire, un long travail de recherche dans les sources chinoises serait nécessaire.

Les difficultés de la recherche historique

Il faudrait consulter les monographies locales indiquant les mesures prises par les fonctionnaires. Une présentation générale ne peut que situer chaque groupe dans le contexte historique. Il faut tenir compte du système très élaboré de la bureaucratie chinoise dans l’Empire mandchou du XIXe siècle. Les sources françaises utilisent le terme général de “mandarin” pour désigner les fonctionnaires chinois. L’administration chinoise a toujours été divisée entre fonction civile et militaire.

Les divisions administratives de la Chine

Les divisions administratives de la Chine ont été introduites au troisième siècle avant notre ère. Les provinces sont divisées en villes de statut plus ou moins important et en districts. Les titres des fonctionnaires sont précis dans leur nomenclature chinoise. Les fonctions bien différenciées comportent toute une hiérarchie de degrés. Les études historiques françaises traduisent les titres chinois de façon approximative : gouverneur, vice-roi, préfets, sous-préfets, chef de canton.

Les problèmes de romanisation des noms chinois

Le pinyin de Pékin est aujourd’hui à peu près universellement adopté. Mais les sources françaises utilisent des orthographes diverses. L’impératrice Cixi s’écrit souvent Tseu-hi dans les histoires françaises. Pour traduire la Secte du Bailian jiao, on trouve “Secte du Nénuphar blanc” ou “Secte du Lotus blanc”. Le mot Boxer s’écrit souvent à l’anglaise mais beaucoup d’auteurs français écrivent “Boxeurs”. Il ne s’agissait pas de boxeurs mais de groupes armés pratiquant les arts martiaux.

Les appellations ecclésiastiques du XIXe siècle

Pour les personnes non familières de l’histoire de l’Église, certaines appellations peuvent être déroutantes. Les Pères des Missions Etrangères et les lazaristes n’étaient pas appelés “Pères” mais “monsieur”. Les jésuites au contraire pouvaient être appelés “Père” et même “les bons Pères”. Les missionnaires travaillaient sous l’autorité de préfets et de vicaires apostoliques. Ces derniers seuls étaient consacrés évêques. La hiérarchie ne sera établie en Chine qu’en 1946.

Les instituts religieux des martyrs européens

Les trente-trois martyrs européens appartiennent à divers Instituts religieux et missionnaires. On compte six dominicains espagnols, six franciscains italiens, deux franciscains français, quatre jésuites français. Il y a aussi deux lazaristes français, un évêque et deux prêtres des Missions Etrangères de Paris. Sept franciscaines missionnaires de Marie, un prêtre italien de l’Institut Pontifical des Missions Etrangères et deux salésiens italiens complètent la liste.

Le style hagiographique des publications anciennes

Les publications anciennes écrites à la gloire des Bienheureux martyrs relèvent d’un style hagiographique peu prisé aujourd’hui. Ce qui semblait exaltant à l’époque paraît plutôt déprimant aujourd’hui. Certaines biographies ne contiennent que de pieux éloges. Quelquefois, la rareté des faits historiques est compensée par une imagination fertile. L’auteur choisit de rester à l’écart de ces méditations pieuses tout en gardant le plus profond respect pour ces martyrs.

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Poids 536 g

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