Description
Des bureaux qui s’organisent à la police exécrée en passant par les blouses blanches :
la physionomie des assemblées populaires face à l’appareil d’État bonapartiste
(Ce que la géographie politique des salles de réunion révèle de l’implantation des socialistes et des communistes dans les quartiers de Paris)
Sommaire
La genèse législative et les assemblées populaires
D’abord, vous explorez la genèse législative de la contestation politique.
Ensuite, vous observez la physionomie des premières assemblées populaires.
Pour commencer, vous découvrez les rouages de la législation impériale.
Ainsi, vous analysez l’application concrète de la loi du 6 juin 1868.
Pourtant, les opposants détournent rapidement ce texte de contrôle de la parole.
Aussitôt, vous comprenez la réaction du peuple face à la contrainte légale.
Effectivement, les citoyens déploient une ingéniosité remarquable dans Paris.
De la sorte, ils investissent les grandes salles malgré le manque de locaux.
Après cela, vous étudiez la structuration interne des bureaux contestataires.
Précisément, vous observez ce personnel révolutionnaire qui brave ouvertement la police.
Bientôt, vous décodez l’émergence d’une véritable culture politique prolétarienne.
Alors, des blanquistes et des jacobins se mêlent aux militants de l’A.I.T.
Enfin, ces simples réunions publiques se transforment en école du peuple.
Pour finir, cette union forge une conscience sociale ouvrière partagée.
Les débats doctrinaux et les insurrections urbaines
Désormais, vous maîtrisez les grands débats doctrinaux de la révolte.
Également, vous suivez le déclenchement des premières insurrections urbaines.
En fait, vous dissequiez la critique radicale contre l’exploitation capitaliste.
D’ailleurs, cette dénonciation cible aussi la bourgeoisie et l’État bonapartiste.
Notamment, les orateurs attaquent l’armée permanente et la justice bourgeoise.
De plus, ces cercles intègrent des débats précurseurs sur la question des femmes.
Dès lors, vous examinez l’affrontement doctrinal entre socialistes et communistes.
Concrètement, le mutuellisme proudhonien s’oppose à la dictature du prolétariat.
Puis, vous évaluez l’efficacité des grèves et des campagnes électorales de 1869.
Surtout, vous comparez ces méthodes pacifiques au recours à la violence légitime.
Par ce biais, vous revivez le cycle tendu des provocations policières.
Par conséquent, l’affaire Victor Noir et les émeutes de Belleville éclatent.
Pour conclure, vous comprenez l’inévitable effondrement du Second Empire.
–Caractéristiques–
-
Titre : Aux origines de la commune – Le mouvement des reunions publiques a paris, 1868-1870
-
Auteur : Alain Faure, Alain Dalotel, Jean-Claude Freiermuth
-
Edition : La Découverte
-
Dimensions : 13,5 x 22 x 2,5 cm
-
Nombre de pages : 375 pages
-
Depot légal : 1980
-
Thématique : Histoire de France, Histoire politique et sociale du XIXe siècle, Le Second Empire, Les mouvements ouvriers, Histoire de Paris, La Commune de Paris
Alain Faure, Alain Dalotel, Jean-Claude Freiermuth
Envoi soigné et Déposé en 48h (jours ouvrables) Edition La Découverte 13,5 x 22 x 2,5 cm 375 pages depot légal:1980 Bon Etat
Résumé
Aux origines de la commune — Plongez au cœur de l’effervescence ouvrière qui a fait trembler l’Empire
Une immersion au cœur de la révolte
D’abord, des ouvriers passionnés et des intellectuels révoltés se réunissent secrètement dans l’ombre.
Ainsi, ces opposants à l’ordre établi préparent activement le grand soir dans les salles parisiennes.
Puis, les historiens Alain Faure, Alain Dalotel et Jean-Claude Freiermuth analysent cette époque charnière.
En effet, leur ouvrage Aux origines de la commune ressuscite deux années de turbulences intenses.
De la sorte, vous revivez l’Histoire juste avant l’insurrection de 1871.
La libération de la parole ouvrière
De plus, ce document exceptionnel vous propulse dans l’ambiance survoltée de la rue.
Alors, vous écoutez la parole ouvrière s’exprimer librement sur les tribunes populaires.
Aussitôt, cette voix contestataire défie ouvertement l’État bonapartiste.
Finalement, le peuple uni pose les fondations d’un monde nouveau.
Pourquoi lire ce livre ?
-
Une immersion historique brute : Ressentez la tension des assemblées prolétariennes de l’époque grâce à une cartographie précise de la géographie parisienne des réunions publiques et des récits vivants sur la façon dont le peuple bravait quotidiennement l’autorité de la police.
-
Le décryptage des secrets révolutionnaires : Maîtrisez les courants idéologiques qui ont enflammé la capitale en explorant les débats intenses et les divergences stratégiques entre blanquistes, radicaux, jacobins, militants de l’A.I.T. et socialistes proudhoniens.
-
Une éducation politique et sociale profonde : Enrichissez votre culture en comprenant l’émergence de la critique sociale contre le capitalisme et le droit bourgeois, incluant l’éveil des consciences sur des sujets majeurs comme l’exploitation du travail et la question des femmes.
-
Une enquête sur les mécanismes de la révolte : Analysez la transition fascinante de la parole à l’action directe, depuis le détournement de la loi sur les réunions publiques jusqu’au cycle des émeutes de Belleville, l’affaire Victor Noir et l’apparition des célèbres « blouses blanches ».
-
Un outil de recherche d’une grande rigueur : Progressez efficacement dans vos propres travaux d’histoire ou de sociologie grâce à un appareil documentaire solide, incluant un inventaire rigoureux des sources et une bibliographie spécialisée complète.
Table des matières de Aux origines de la commune – Le mouvement des reunions publiques a paris, 1868-1870
Introduction……7
Sources et bibliographie……9
I. Origine et usage d’une liberté très surveillée……13
A. La loi du 6 juin 1868……15
Une loi nécessaire……15
L’esprit d’une loi……21
Une loi détournée……29
B. Une histoire tumultueuse……34
C. Géographie parisienne des réunions publiques……44
Le problème du local……54
Les grandes salles de réunion……77
II. Physionomie des réunions publiques……81
A. Un personnel révolutionnaire……81
Des bureaux qui s’organisent……92
Le personnel des réunions publiques……92
a) Mobilité de ce personnel (92). b) Les bureaux et la police (100). c) Géographie politique (102). Économistes, catholiques et protestants (103). Les blanquistes (106). Radicaux et jacobins (108). L’A.I.T. (112). Les creusets révolutionnaires (117).
B. Une ambiance et un public prolétariens……123
Des assemblées ouvrières……123
L’autorité bravée et tournée en ridicule……128
Les contradictions au sein du peuple……136
III. À l’assaut du capitalisme et de l’Empire……145
A. La critique sociale……147
La fin d’une société……148
a) Une société mal faite (148). b) Une société malade (149).
Une société de classes……150
a) La société globale : l’exploitation du capital (150).
b) La bourgeoisie : une classe déjà décadente (156).
c) Le peuple (159). Travailleurs et prolétaires (162). La misère du peuple : ses causes (165). La question des femmes (168).
B. Contre l’État bonapartiste……178
Les sources du pouvoir……178
a) La coupure de juin 1848 (179).
b) Les origines de l’Empire (182).
c) Le pouvoir personnel (184).
Les instruments du pouvoir……188
a) Une armée au service de la bourgeoisie (188).
b) Une police exécrée (196).
c) L’« opium du peuple » (200).
d) Contre un droit bourgeois et une justice de classe (205).
IV. Socialisme et révolution……211
A. Messianisme révolutionnaire……213
B. Quels objectifs ?……216
La démocratie : un tremplin……216
Une société socialiste……224
C. Divergences et points communs……228
Deux projets contradictoires……228
a) Le socialisme « prodhonien » (231).
b) Le communisme (237).
L’égalité, condition et fondement du communisme (239).
Le communisme contre la propriété et le capital (241).
Pour la dictature du prolétariat (245).
Contre la famille bourgeoise, support de la propriété (248).
Deux thèmes unitaires……253
a) L’« internationalisme » (253).
b) La commune (255).
D. Les moyens de la révolution……256
La pratique économique et sociale……257
a) Mutuelisme-coopération-association (257).
b) La grève (264).
L’action politique……274
a) L’école du peuple (274).
b) L’union (276).
c) Le bulletin de vote comme moyen révolutionnaire ? (278).
Les élections de mai-juin 1869 (279).
Les complémentaires (novembre-décembre 1869) (293).
Le plébiscite (298).
d) La violence (313).
V. Le temps des émeutes……323
A. Une période électorale qui tourne mal……325
Premier choc : l’opposition contre les violences policières de mai 1869……325
L’opposition invente les blouses blanches……331
B. Le cycle des provocations……343
La collision de Belleville……343
De la mort de Victor Noir à l’insurrection de février 1870……346
Retour des blouses blanches ?……355
a) Répression préventive ou provocation gouvernementale ? (355).
b) Les soirées de mai 1870 (358).
c) Les émeutes de mai clôturent les réunions publiques (364).
CONCLUSION……369
Quatrième de couverture de Aux origines de la commune – Le mouvement des reunions publiques a paris, 1868-1870
Présentation de l’ouvrage
Alain Dalotel, Alain Faure, Jean-Claude Freiermuth, Aux origines de la Commune
Ce travail à trois est né de la découverte de sources inédites concernant les réunions publiques parisiennes à la fin du Second Empire. Ces documents apparaissent d’une très grande importance pour une approche plus novatrice et révolutionnaire de la Commune de Paris de 1871. Celle-ci n’est pas née des circonstances — la guerre franco-prussienne de 1870, opinion couramment admise —, mais bien de l’action révolutionnaire, en particulier du mouvement des réunions publiques dans les années qui l’ont précédée.
L’organisation et les méthodes révolutionnaires
L’étude de ces dernières doit donc permettre, en tirant du néant quelque mille réunions publiques qui eurent lieu de juin 1868 à mai 1870, de connaître l’organisation que s’étaient donnée les révolutionnaires, leurs méthodes, qui ils étaient, ainsi que leurs rapports avec l’Empire. C’est l’occasion de saisir l’implantation des militants des différents courants socialistes et communistes dans les quartiers de la capitale, tels qu’on peut les retrouver sous le siège de Paris, puis sous la Commune.
Les idées des réunions publiques
La partie consacrée aux idées des réunions publiques s’attache d’abord à dégager d’une part la critique sociale qui y domine au nom du prolétariat contre la bourgeoisie, d’autre part l’analyse politique du bonapartisme et de l’État bourgeois.
Les émeutes et la transition vers l’insurrection
La dernière partie, qui porte sur les émeutes de 1869 et 1870, tente de saisir la liaison entre la propagande révolutionnaire et les mouvements de rues. Les affrontements violents de 1869 et 1870 annoncent les insurrections du siège de Paris et de la Commune ; des salles, le peuple sort maintenant dans la rue.
François Maspero, 1, place Paul-Painlevé, 75005 Paris
ISBN 2-7071-109-8















Avis
Il n’y a pas encore d’avis.