Description
La fin d’une époque et le destin de l’empereur Shôwa
D’abord, le préfacier commence la rédaction de ce texte lors du décès de l’empereur Shôwa.
En effet, une longue et pesante agonie emporte le souverain après des mois de souffrance.
Justement, cette thèse universitaire allégée présente la vie du monarque disparu au grand public.
De plus, l’histoire reconnaît la place spécifique d’Hirohito parmi les descendants de la déesse du Soleil.
Ainsi, ce souverain marque particulièrement toute la succession impériale du Soleil-Levant.
Alors, sa disparition clôture définitivement une époque déterminante pour la nation japonaise.
En somme, le pays surmonte l’existence lourde et heurtée de son histoire contemporaine.
Les différentes figures du pouvoir impérial au Japon
D’une part, l’histoire du Japon enseigne que chaque monarque conçoit sa mission différemment.
Précisément, le tempérament et les ambitions propres des empereurs guident toujours leurs actions.
Ensuite, certains souverains régnèrent effectivement en concentrant la totalité d’un pouvoir absolu d’origine divine.
Parallèlement, des familles guerrières héréditaires exercèrent le pouvoir effectif pendant des siècles.
De fait, de nombreux empereurs se contentèrent alors d’un rôle de pure représentation.
Alors, l’empereur Shôwa appartient à une catégorie intermédiaire en raison de la longueur de son règne.
Bref, les dramatiques événements obligent ce souverain à s’adapter héroïquement aux soubresauts de l’époque.
L’empereur comme garant de la continuité de l’État
D’autre part, l’empereur Shôwa incarne au plus haut point la continuité indispensable de l’État.
Concrètement, le monarque accepte l’abaissement de sa propre personne pour sauver son pays.
Puis, le trône réunit tout un peuple dans les périodes exaltantes comme dans les moments noirs.
Effectivement, les victoires éclatantes enivrent d’abord les citoyens avant la détresse de la défaite.
Ainsi, les historiens évaluent encore la responsabilité du souverain dans la guerre du Pacifique.
Cependant, les spécialistes étudient aussi sa décision d’arrêter le conflit après les explosions nucléaires.
Alors, les discours lavent parfois l’empereur de l’attaque surprise de Pearl Harbor.
Pourtant, les mêmes analystes lui attribuent le mérite d’avoir courageusement arrêté les militaires.
Notamment, un souverain divin pouvait imposer sa volonté absolue à ses éphémères dirigeants.
En conclusion, un monarque constitutionnel devait à l’inverse laisser le gouvernement agir librement.
La transition vers un Japon moderne et démocratique
Par ailleurs, les Japonais éprouvent aujourd’hui un sentiment complexe et contradictoire envers leur empereur.
Précisément, les citoyens lui savent gré d’avoir facilité la capitulation du pays.
Ensuite, le Tennô accepte une reconversion totale de sa fonction traditionnelle de direction.
De fait, le souverain symbolise désormais un nouveau Japon démocratique, moderne et pacifique.
Alors, l’archipel renaît de ses cendres et devient une immense puissance économique mondiale.
Notamment, la Constitution de 1946 retire explicitement tout pouvoir de gouvernement au monarque.
Aussi, la charte nationale soumet l’institution impériale à la seule volonté souveraine du peuple.
Globalement, la mort de l’empereur Shôwa soulève une émotion intense dans tout le pays.
Un rôle constitutionnel réduit à la représentation
D’abord, la défaite et la démocratisation jettent le souverain bas de son piédestal divin.
En effet, la loi relègue désormais le monarque dans un rôle de pure représentation nationale.
Justement, le peuple mandate ce dirigeant pour représenter simplement la nation face au monde.
De plus, l’ancien Homme-Dieu se mue concrètement en un monarque-président sans autorité réelle.
Ainsi, la Constitution actuelle laisse à l’empereur des compétences politiques pratiquement inexistantes.
Alors, le texte constitutionnel encadre strictement les nominations du Premier ministre et des juges.
Précisément, le Cabinet des ministres désigne directement les candidats avant la ratification impériale.
En somme, l’empereur ne peut rien décider sans l’avis et l’approbation du gouvernement.
L’institution impériale entre effacement et prestige
D’une part, l’empereur occupe une position purement honorifique dans le mécanisme constitutionnel.
Ensuite, les juristes se demandent si le monarque incarne encore le véritable chef de l’État.
Parallèlement, la Reine d’Angleterre bénéficie d’une certaine liberté dans le choix de son gouvernement.
De fait, les présidents français et américains dirigent réellement l’exécutif de leur nation.
Alors, l’empereur du Japon exerce une fonction purement formelle dans une nouvelle République.
Pourtant, son prestige personnel reste immense auprès de la population de l’archipel.
Bref, la majorité des citoyens souhaite maintenir l’institution impériale malgré les critiques.
Les courants nostalgiques et la réécriture de l’histoire
D’autre part, une certaine droite japonaise milite activement pour le réarmement du pays.
Concrètement, ces mouvements nostalgiques souhaitent restaurer les anciens pouvoirs politiques de l’empereur.
Puis, ces partisans diffusent une thèse révisionniste sur la guerre du Pacifique.
Effectivement, cette théorie présente le conflit comme une libération face aux puissances occidentales.
Ainsi, les nationalistes accusent l’intolérance de la race blanche d’avoir provoqué la guerre.
Alors, ces militants réécrivent volontiers l’histoire au sein des manuels scolaires officiels.
En conclusion, ce mouvement inquiétant attire la vigilance des observateurs et des démocrates.
Vigilance face aux velléités de restauration
Par ailleurs, une tentative de restauration du pouvoir impérial se heurterait à deux obstacles majeurs.
Précisément, la tradition ancienne du shôgunat confiait déjà le pouvoir réel à des militaires.
Ensuite, la démocratie moderne réserve l’exercice de la souveraineté aux seuls organes élus.
De fait, les citoyens acceptent plus facilement le renforcement des compétences d’un président élu.
Alors, le public rejette majoritairement le retour politique d’un empereur héréditaire.
Globalement, le pays préserve les acquis démocratiques issus de la capitulation.
L’expertise d’Éric Seizelet sur le Japon moderne
D’abord, le remarquable travail d’Éric Seizelet apporte des réponses essentielles aux observateurs.
En effet, ce chercheur français maîtrise parfaitement la langue et la difficile écriture japonaise.
Justement, ses compétences lui permettent de saisir subtilement le tréfonds de l’âme japonaise.
De plus, ce juriste émérite séjourne de longues années dans l’archipel pour ses recherches.
Ainsi, l’expert publie de nombreuses études scientifiques qui font aujourd’hui autorité.
En somme, son livre essentiel couronne des mois de réflexions menées au plus haut niveau.
Une analyse profonde de l’institution impériale
D’une part, l’auteur explique clairement les origines de l’institution impériale au public français.
Précisément, l’ouvrage décrit la théorie et la pratique de la monarchie depuis plusieurs siècles.
Ensuite, le chercheur étudie l’évolution fondamentale du trône depuis la défaite de 1945.
De fait, Éric Seizelet gagne superbement ce pari difficile en quelques centaines de pages.
Alors, une introduction historique indispensable permet de comprendre en profondeur le phénomène impérial.
Bref, le texte analyse brillamment les perspectives de cette monarchie-symbole désacralisée.
Une fesque historique et politique saisissante
D’autre part, l’écrivain brosse une fresque historique passionnante du Japon moderne.
Concrètement, sa plume alerte associe la rigueur du juriste aux intuitions du politologue.
Puis, le lecteur revit intensément les grands drames contemporains de Hiroshima et Nagasaki.
Effectivement, l’empereur annonce par radio la capitulation de son pays le 15 août 1945.
Ainsi, des millions de citoyens entendent pour la première fois la voix du souverain.
Alors, le monarque rejette publiquement son origine divine le 1er janvier 1946.
En conclusion, cette déclaration historique brise le mythe de la supériorité de la race japonaise.
L’avenir du Japon et l’héritage de l’après-guerre
Enfin, cette abdication spirituelle sauve l’État et assure la continuité de la nation.
En effet, le Général MacArthur protège l’empereur pour garantir une occupation américaine paisible.
Justement, le président Truman accepte de pardonner dans l’intérêt bien compris des États-Unis.
De plus, cette double compréhension des choses profite durablement aux deux anciennes nations ennemies.
Ainsi, l’archipel se redresse rapidement et devient la troisième puissance industrielle mondiale.
Alors, la protection nucléaire américaine garantit la sécurité et la rentabilité du modèle japonais.
Globalement, ce livre magistral ouvre une fructueuse et brillante carrière de chercheur à son auteur.
Un livre essentiel pour décrypter les équilibres subtils entre tradition impériale et souveraineté populaire dans l’Archipel.
Sommaire
L’analyse d’un système politique unique au monde
D’abord, ce livre examine le système politique hybride du Japon moderne.
En effet, l’auteur analyse la coexistence de la monarchie et de la démocratie.
Justement, le chercheur étudie la période cruciale de l’après Seconde Guerre mondiale.
De plus, la Constitution de 1947 refonde entièrement l’État japonais.
Ainsi, l’ouvrage explore les implications de cette transformation historique.
En somme, le texte montre la métamorphose de l’ancienne puissance impériale en démocratie pacifique.
La transformation constitutionnelle sous occupation américaine
D’une part, les forces américaines dictent la rédaction de la Constitution de 1947.
Précisément, ce texte prive l’empereur de ses pouvoirs politiques réels.
Ensuite, l’article 9 instaure le renoncement permanent à la guerre.
Parallèlement, ce principe pacifiste structure toujours la politique étrangère japonaise.
De fait, les rédacteurs transfèrent le pouvoir souverain au peuple japonais.
Alors, l’auteur décrit cette transition comme une révolution politique majeure.
Bref, cette nouvelle charte crée une démocratie parlementaire stable.
Le rôle symbolique et perpétuel de l’institution impériale
D’autre part, l’empereur conserve un rôle central malgré sa perte de pouvoir.
Concrètement, le souverain incarne le symbole de l’unité du peuple.
Puis, l’institution impériale assure une continuité historique et culturelle.
Effectivement, la famille impériale possède un immense prestige social.
Ainsi, l’auteur analyse l’évolution de cette fonction purement représentative.
Alors, le politologue étudie aussi les défis modernes de la succession.
En conclusion, les élites renégocient constamment l’équilibre entre tradition et modernité.
La vie politique et la domination du Parti libéral-démocrate
Par ailleurs, l’ouvrage explore la dynamique politique de l’après-guerre.
Précisément, le Parti libéral-démocrate domine le gouvernement presque sans interruption depuis 1955.
Ensuite, cette longévité politique constitue un phénomène unique parmi les démocraties.
De fait, l’auteur analyse les bases de cette domination électorale.
Alors, le texte examine les faiblesses structurelles de l’opposition japonaise.
Notamment, le chercheur aborde les réformes du système électoral.
Globalement, un fort consensus et une grande stabilité guident la vie politique.
Caractéristiques
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Titre : Monarchie et démocratie dans le Japon d’après guerre
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Auteur : Eric Seizelet
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Format : Broché
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Nombre de pages : 421
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Date de parution : 1ᵉʳ avril 1995
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Éditeur : Maisonneuve & Larose
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ISBN-13 : 9782706810169
Eric Seizelet
Envoi soigné et Déposé en 48h (jours ouvrables) Edition Maisonneuve & Larose 16 x 24 x 2,5 cm 421 pages depot légal : 1990 Bon Etat : pliures de lecture sur la couvertue souple
Résumé
Un système politique hybride hérité de l’Histoire
D’abord, le Japon d’après-guerre possède un système politique unique.
En effet, ce modèle mêle monarchie et démocratie de manière complexe.
Justement, la Constitution de 1947 impose des changements radicaux.
De plus, les forces alliées rédigent ce texte sous l’occupation américaine.
Ainsi, cette charte transforme profondément l’ancien empire japonais.
Alors, l’empereur perd son statut divin et politique.
Précisément, le souverain devient le symbole de l’État et de l’unité du peuple.
Désormais, il exerce une fonction purement protocolaire et représentative.
En somme, le peuple japonais détient le pouvoir souverain.
La Constitution de 1947 : une révolution pacifique
D’une part, le texte constitutionnel établit une démocratie parlementaire stable.
Ensuite, la loi garantit des droits fondamentaux étendus aux citoyens.
Parallèlement, le pacifisme devient un principe central de l’État.
Notamment, l’article 9 renonce à la guerre comme droit souverain.
De fait, le Japon refuse le maintien d’une armée traditionnelle.
Alors, cette clause influence toujours sa politique étrangère aujourd’hui.
Effectivement, la Diète, un parlement bicaméral, détient le pouvoir législatif.
Aussi, la majorité parlementaire choisit le Premier ministre.
Bref, ce système assure une grande stabilité politique.
La persistance de l’institution impériale
D’autre part, l’empereur conserve une importance symbolique immense malgré les réformes.
Concrètement, il incarne la continuité historique et l’identité nationale.
Puis, la famille impériale jouit d’un prestige social considérable.
Effectivement, ses activités rythment la vie publique et médiatique du pays.
Cependant, la question de la succession impériale pose des défis modernes.
Ainsi, les traditions séculaires rencontrent les valeurs contemporaines.
Alors, les élites négocient constamment l’équilibre entre modernité et tradition.
En conclusion, cette institution évolue lentement avec son temps.
L’évolution du paysage politique et des partis
Par ailleurs, le Parti libéral-démocrate domine la scène politique depuis 1955.
Précisément, cette domination presque ininterrompue constitue un phénomène notable.
De fait, ce parti façonne les politiques économiques et sociales du pays.
Toutefois, l’opposition rencontre des difficultés pour s’imposer durablement.
Ensuite, le gouvernement vote des réformes électorales importantes.
Justement, ces lois visent à réduire la corruption et le clientélisme.
Pourtant, un fort consensus caractérise la vie politique japonaise.
Bref, les dirigeants opèrent des changements souvent subtils et graduels.
Les défis actuels de la démocratie japonaise
Enfin, la démocratie japonaise fait face à des enjeux contemporains majeurs.
En effet, le vieillissement démographique influence fortement les choix politiques.
Parallèlement, les dirigeants maintiennent la relation stratégique avec les États-Unis.
De plus, des tensions régionales persistent avec la Chine et la Corée du Nord.
Alors, la question de la révision constitutionnelle revient régulièrement.
Notamment, certains partis souhaitent modifier l’article 9 pacifiste.
Cependant, la place des femmes en politique progresse très lentement.
Globalement, le pays préserve l’équilibre entre souveraineté populaire et symbole impérial.
Table des matières
– PRÉFACE…15
– AVANT-PROPOS…21
– INTRODUCTION LE LEGS DE L’ANCIEN RÉGIME : LA MONARCHIE PURE…27
– L’apogée de la monarchie gouvernante…31
– L’affirmation de la prééminence monarchique…31
– La dynamique de la légitimité impériale…36
– Le renforcement du gouvernement impérial direct…39
– Le tennôisme et la mystique impériale…44
– L’extension du culte impérial…44
– L’État-famille…47
– La monarchie totalitaire…50
– PREMIÈRE PARTIE La remise en cause de la monarchie pure…59
– CHAPITRE I LES CONSÉQUENCES DE LA DÉFAITE SUR LA SITUATION DU TRONE ET DE L’EMPEREUR…63
– L’institution impériale et la décision de reddition inconditionnelle…63
– L’attitude des Puissances Alliées face au phénomène impérial…63
– La politique américaine jusqu’à Potsdam…64
– Les pourparlers de Potsdam…66
– L’institution impériale vue par les principaux partenaires des États-Unis…67
– Le gouvernement japonais et les tentatives de préservation négociée du régime impérial…68
– La question impériale et les premières ouvertures de paix…68
– L’acceptation de l’ultimatum de Potsdam…71
– La responsabilité personnelle de l’empereur dans le déclenchement des hostilités…74
– Le tribunal militaire international de Tôkyô et la responsabilité personnelle de l’empereur…75
– L’incrimination de l’empereur : les thèses en présence…75
– La décision finale de préservation de l’immunité du tennô…78
– L’attitude de l’empereur au moment de l’entrée en guerre…80
– L’affaire indochinoise et la progression dans le sud…81
– Le dialogue nippo-américain…83
– Le rescrit impérial de déclaration de guerre et l’approbation impériale de l’attaque de Pearl Harbor…87
– CHAPITRE II LA DÉMOCRATIE DES INSTITUTIONS POLITIQUES…97
– La libéralisation du régime…97
– La levée des entraves aux libertés publiques et à la diffusion des idéaux démocratiques…98
– La restauration de la liberté d’expression…98
– Le démantèlement du shintô d’État…99
– La refonte du système éducatif…100
– La transparence financière et fiscale de la Maison impériale…105
– La politique du SCAP envers le trône impérial conçu comme instrument de gouvernement…106
– Les formes de la subordination de l’empereur au SCAP…107
– La place de l’institution impériale dans l’établissement d’un gouvernement responsable enclin à la paix…108
– L’adéquation des transformations de la monarchie à la volonté du peuple japonais…111
– La révision du système constitutionnel de Meiji…113
– Le mouvement de protection de la structure nationale…113
– La politique de non-intervention du Cabinet Higashikuni…113
– La mission officieuse de la garde du Sceau privé…114
– Les travaux de la commission Matsumoto…116
– L’établissement de la monarchie-symbole…117
– Le rejet du plan Matsumoto et le projet Mac Arthur…117
– L’acceptation du plan Mac Arthur par le gouvernement nippon…119
– Les ultimes négociations avec le SCAP et l’adoption de la Constitution…121
– L’opinion publique et le débat constitutionnel…125
– Les partis politiques et la question impériale…125
– DEUXIÈME PARTIE Le statut de la monarchie-symbole…143
– L’EMPEREUR ET LA DISTRIBUTION DES POUVOIRS DANS L’ÉTAT…143
– La nouvelle position du Tennô…143
– L’empereur symbole de l’État et de l’unité du peuple japonais…143
– Le principe et les conséquences de l’affirmation de la souveraineté populaire…144
– L’érection de l’empereur en symbole : signification légale et portée…147
– La désacralisation de la personne du tennô…150
– La déclaration impériale de non-divinité…150
– La suppression de la clause constitutionnelle de sacralisation et d’inviolabilité de l’empereur…154
– L’abolition du crime de lèse-majesté…155
– Les pouvoirs de l’empereur : les actes en matière de représentation de l’État…159
– Domaine et nomenclature des actes en matière de représentation de l’État…160
– Actes protocolaires et cérémoniels, actes d’attestation et actes infragouvernementaux…160
– Les activités publiques de l’empereur et la pratique des actes en matière de représentation de l’État…166
– La monarchie-symbole et la fonction de l’empereur organe d’État…167
– La notion de représentation de l’État dans ses rapports avec celle de pouvoirs de gouvernement…169
– L’accomplissement des actes en matière de représentation de l’État pour le compte du peuple…171
– Les conditions de mise en œuvre des actes en matière de représentation de l’État…172
– L’avis et l’approbation du Cabinet : le renforcement de la prérogative de conseil…172
– L’irresponsabilité politique du trône…177
– La délégation de pouvoirs…179
– La limitation constitutionnelle des pouvoirs impériaux…181
– Les catégories d’actes subconstitutionnels…181
Suite
– La spécificité légale des actes subconstitutionnels…186
– Les actes privés…188
– Le régime juridique de la maison impériale…189
– Les services de la Cour…189
– L’agence de la Maison impériale…190
– Le conseil de la Maison impériale…191
– Le conseil économique de la Maison impériale…193
– Les droits et les obligations des membres de la Famille impériale…193
– Les privilèges et contraintes découlant de l’appartenance à la Famille impériale…194
– La compatibilité de la condition de membre de la Famille impériale avec la qualité de citoyen…197
– Le dispositif financier du trône…199
– La nationalisation des biens de la Famille impériale…199
– L’autorisation législative des crédits et des transactions affectant le patrimoine de la Maison impériale…200
– La composition du budget et des dépenses de la Maison impériale…202
– TROISIÈME PARTIE Les perspectives de l’institution impériale…223
– CHAPITRE I. L’ÉVOLUTION DE L’INSTITUTION IMPÉRIALE…223
– Les transformations internes de la monarchie-symbole…223
– La qualification du régime issu de la Constitution de 1947…223
– La dénomination officielle de l’État nippon…224
– L’empereur chef de l’État…225
– L’altération de la structure nationale…229
– Les reliefs d’une légitimité résiduelle dans le Japon démocratique…231
– La permanence des signes extérieurs de la souveraineté liés au trône…232
– Le régime de la datation par ères impériales…234
– Les rapports entre l’empereur et les forces d’autodéfense…238
– Les incidences de la permanence au pouvoir d’équipes conservatrices sur le fonctionnement de la monarchie-symbole…241
– L’interprétation du principe de neutralité religieuse de l’État…242
– La formulation constitutionnelle du principe de séparation de l’État et de la religion…242
– L’évolution vers l’officialisation des hauts lieux de culte du shintô d’État…244
– Le contentieux sur le principe de laïcité…247
– La réactivation des cérémonies et des commémorations à la gloire de la monarchie…250
– La commémoration de la fondation de la nation…250
– Le centenaire de Meiji…252
– Le jubilé de l’empereur…253
– Le soixantième anniversaire du règne…254
– Les cérémonies des funérailles impériales et du couronnement…256
– Le débat sur la révision constitutionnelle…260
– Les arguments en faveur de la révision constitutionnelle…260
– Le domaine potentiel de la révision de la monarchie-symbole et les travaux de la kempô chôsakai…262
– L’enjeu politique de la révision constitutionnelle…264
– CHAPITRE II. L’INSTITUTION IMPÉRIALE DANS LA SOCIÉTÉ JAPONAISE CONTEMPORAINE…281
– Les comportements de l’opinion publique envers le trône…281
– L’enracinement de la monarchie-symbole dans la mentalité collective…282
- – La phase d’implantation…282
- – La phase de pénétration…284
- – La phase de consolidation…286
– La désaffection apparente de la jeunesse…290
– La marginalisation de l’extrême droite…294
– Un programme politique rudimentaire…294
– Des tactiques et des méthodes discréditées…296
– Le suicide de l’écrivain Mishima et ses répercussions…299
– Les modes de réfraction de la perception du phénomène impérial…300
– L’image de marque du trône dans les moyens de communication de masse…301
– La vedettarisation du trône…301
– La vigilance de l’agence de la Maison impériale…304
– L’institution impériale dans le système éducatif du Japon démocratique…307
– La place de l’empereur dans l’instruction civique et patriotique de la jeunesse…308
– La réhabilitation du rescrit impérial sur l’éducation…310
– Les manuels scolaires et l’enseignement des sciences sociales…312
– Les données constantes de la psychologie japonaise face aux mutations du monde contemporain…317
– L’institution impériale et la consolidation de l’ordre libéral…317
– Un prédéterminisme social facilitant la réception du tennôisme…319
– Les ramifications de la parentèle impériale dans la haute société japonaise…322
– CONCLUSION…331
– La monarchie-symbole et les monarchies occidentales…332
– La place de la monarchie-symbole dans l’histoire de l’institution impériale…336
– Peut-on parler de « système de l’empereur-symbole » ?…338
– De Hirohito à Akihito : la transition monarchique…339
– Chronologie du régime impérial depuis 1945…343
– Documents annexes…377
– Index…409
Quatrième de couverture
A l’heure où une ère nouvelle s’ouvre pour le Japon après le décès de l’Empereur Shôwa, cet ouvrage propose une réflexion globale sur la monarchie nippone, dans ses aspects institutionnels, politiques et culturels et montre comment le “fait impérial” imprime sa marque dans le Japon démocratique, non seulement dans l’organisation et le fonctionnement de la démocratie nippone, mais aussi dans la société japonaise elle-même.
Une approche synthétique – la première tentée par un chercheur occidental – qui éclaire une institution des plus fascinantes du Japon contemporain.
À propos de l’auteur :
Eric SEIZELET est chargé de recherches au CNRS, à l’Institut de Recherches Comparatives sur les Institutions et le Droit (IRCID), où il travaille sur le droit et les institutions du Japon et de la Corée, et chargé d’enseignement à l’Institut de Droit Comparé de l’Université de Paris 2. Il a publié en 1988, aux Publications Orientalistes de France, un premier ouvrage intitulé La jeunesse japonaise et le patriotisme.
Informations complémentaires :
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Photo de couverture : Cérémonie d’investiture au Palais du Premier ministre Kaifu Toshiki, le 28 février 1990. Cl. Agence de la Maison Impériale
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I.S.B.N. : 2-7068-1016-5
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