Description
Céline : ses lettres de prison révèlent l’homme nu, terrifié et luttant pour sa vie face à l’épuration.
Sommaire
La correspondance carcérale de Louis-Ferdinand Céline
Ce livre rassemble les lettres écrites par Louis-Ferdinand Céline durant son emprisonnement au Danemark. Elles couvrent la période cruciale de 1945 à 1947, après la Libération. Les destinataires principaux sont sa compagne, Lucette Destouches, et son avocat danois, Maître Mikkelsen. Cette correspondance constitue un témoignage historique et humain exceptionnel. Elle révèle l’écrivain dans une situation de vulnérabilité et de combat pour sa survie. L’édition est établie et préfacée par François Gibault, spécialiste de Céline.
Le contexte : l’emprisonnement et la crainte de l’extradition
Céline est arrêté à Copenhague en décembre 1945. Il est accusé de collaboration et craint par-dessus tout l’extradition vers la France. Sa peur majeure est d’y être jugé et condamné à mort. Les lettres de 1945 reflètent le choc et le désarroi de l’incarcération. L’écrivain doit s’adapter à une existence carcérale qu’il décrit avec sa verve habituelle. Ses missives à Lucette sont une bouée de sauvetage affective. Celles à son avocat concernent la stratégie juridique pour éviter le renvoi en France.
L’évolution sur trois années de détention
La correspondance se déploie sur trois années, montrant une évolution psychologique. En 1946, Céline s’organise dans la durée de la détention. Les échanges avec Mikkelsen deviennent plus techniques et réguliers. L’angoisse reste palpable, mais se mêle à des préoccupations pratiques. En 1947, une issue se profile avec une libération conditionnelle au Danemark. Les lettres montrent alors un homme projetant déjà son avenir, bien qu’incertain. Le style célinien, fait de rage, de sarcasme et de lyrisme, est omniprésent.
Un document littéraire et biographique capital
Au-delà du contexte judiciaire, ces lettres sont un document littéraire majeur. On y perçoit la genèse de sa pensée et les thèmes de ses futures œuvres. Elles éclairent sa relation complexe et dévouée avec Lucette Destouches. Elles révèlent aussi son rapport au droit, à la France et à ses accusateurs. L’ouvrage contient des annexes documentaires qui enrichissent le contexte. Un index détaillé permet de naviguer facilement parmi les personnes et les thèmes.
L’appareil critique et la valeur historique
L’édition de François Gibault apporte un éclairage scientifique précieux. La préface et la chronologie replacent les lettres dans leur contexte historique précis. Ce volume est indispensable pour comprendre la période la plus sombre de la vie de Céline. Il intéresse aussi bien les littéraires que les historiens de l’épuration. Il montre l’homme derrière le mythe, à la fois génial, contradictoire et tragique.
Caractéristiques
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Titre : Lettres de prison à Lucette Destouches et à Maître Mikkelsen, 1945-1947
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Auteur : Louis-Ferdinand Céline. Édition établie sous la direction de François Gibault.
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Format : Broché
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Nombre de pages : 416 pages
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Date de parution : 15 mai 1998
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Éditeur : Gallimard
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ISBN-13 : 9782070737116
Louis-Ferdinand Céline, François Gibault (Sous la direction de)-10
Envoi soigné et Déposé en 48h (jours ouvrables) Edition Gallimard 16,5 x 21,5 x 2,7 cm 416 pages depot légal:1998 Bon Etat : quelques traces sur la couverture
Résumé des Lettres de prison à Lucette Destouches et à Maître Mikkelsen-Céline
Contexte historique et introduction à la correspondance
Ce volume rassemble la correspondance carcérale de Louis-Ferdinand Céline. Les lettres s’étalent sur trois années cruciales, de 1945 à 1947. Elles sont principalement adressées à deux destinataires. Le premier est Lucette Destouches, sa compagne et future épouse. Le second est son avocat danois, Maître Mikkelsen. Une préface de François Gibault ouvre et contextualise l’ouvrage. Une chronologie détaillée suit cette introduction. Elle replace les lettres dans le fil des événements historiques. Céline était alors emprisonné au Danemark. Il avait fui la France à la Libération.
Les lettres de l’année 1945 : l’emprisonnement et le désarroi
L’année 1945 marque le début immédiat de la détention. Céline vient d’être arrêté à Copenhague. Ces premières lettres révèlent un profond désarroi. L’écrivain doit faire face à une situation inédite. Il est coupé du monde et de ses repères habituels. Ses missives à Lucette sont souvent empreintes d’angoisse. Elles témoignent aussi de son attachement pour elle. Les lettres à son avocat, Mikkelsen, sont plus techniques. Elles abordent les stratégies de défense juridique. L’écriture reste cependant typiquement célinienne. Elle est faite de rage, de sarcasme et de dérision.
L’année 1946 : l’adaptation et les luttes juridiques
La correspondance de 1946 montre une certaine adaptation. Céline s’organise dans la durée de sa détention. Les échanges avec Maître Mikkelsen deviennent plus réguliers. Ils traitent des avancées (ou des blocages) de son dossier. La procédure d’extradition vers la France est une obsession. Céline craint par-dessus tout ce retour. Il redoute un procès et une condamnation à mort en France. Ses lettres à Lucette restent un cordon vital. Elles sont une bouée de sauvetage psychologique. L’écrivain y exprime sa solitude et ses craintes. Il y parle aussi de ses projets d’écriture, malgré tout.
L’année 1947 : l’issue et la libération conditionnelle
L’année 1947 voit finalement une issue à la crise. Les négociations juridiques aboutissent progressivement. Céline n’est pas extradé vers la France. Il bénéficie d’une forme de libération conditionnelle au Danemark. Les lettres de cette année reflètent ce changement. L’angoisse immédiate laisse place à d’autres préoccupations. L’écrivain commence à entrevoir un avenir, bien qu’incertain. Il projette déjà de reprendre son activité littéraire. La correspondance avec son avocat se raréfie. Les échanges avec Lucette gardent leur importance centrale. Ils préparent leur vie commune après cette épreuve.
Les annexes et l’index pour approfondir l’étude
Le livre se termine par des annexes documentaires précieuses. Elles complètent et éclairent le contenu des lettres. On y trouve probablement des documents officiels. Des notes contextuelles ou des témoignages peuvent y figurer. Un index détaillé clôt l’ouvrage. Il permet de naviguer facilement dans la correspondance. On peut y chercher des noms de personnes, de lieux ou des thèmes. Cet appareil critique est essentiel pour les chercheurs. Il est aussi utile pour les lecteurs curieux. L’ensemble forme un témoignage historique de premier ordre. Il révèle Céline dans un moment de vulnérabilité extrême.
Table des matières des Lettres de prison à Lucette Destouches et à Maître Mikkelsen-Céline
– Préface…9
– Chronologie…16
– CORRESPONDANCE
1945…25
1946…37
1947…323
– Annexes…379
– Index…393
Quatrième de couverture
Présentation de l’ouvrage et contexte historique
La couverture arrière présente Lettres de prison à Lucette Destouches et à Maître Mikkelsen (1945–1947), réunies par Louis-Ferdinand Céline. Après avoir dormi pendant près de quarante ans dans les archives de son avocat danois, Maître Mikkelsen, puis dans celles de la fondation portant son nom, ces lettres ont été mises au jour grâce au travail de François Gibault et au soutien de Lucette Destouches et des Éditions Gallimard. Elles témoignent des « jours les plus sombres » de l’existence de Céline, alors détenu au Danemark sur demande des autorités françaises, en attente d’un mandat d’arrêt pour trahison — un crime passible de la peine de mort.
Contenu émotionnel et dimension humaine des lettres
Ces lettres, autant de cris lancés par un homme traqué, sont le témoignage poignant de sa « fureur de vivre », de sa « révolte face à l’injustice » et de sa « tendresse pour les seuls êtres qui lui restaient au monde » : sa femme Lucette Almansor (sans laquelle il n’aurait sans doute pas survécu) et leur chat Bébert, fidèle compagnon d’infortune. Leur force réside dans l’authenticité brute : elles révèlent le « génie littéraire » de Céline, mais aussi sa « vaillance », sa « poésie » et sa « drôlerie ». Elles constituent une part essentielle de son œuvre, complétant les autres correspondances déjà publiées ou à paraître.
Informations éditoriales et prix
L’ouvrage est publié avec un ISBN 2-07-073711-X, le code-barres 9 782070 737116, et porte la référence interne « 98-V A73 711 ». Le prix indiqué est de 150 FF tc (francs français, tout compris), ce qui situe clairement l’édition dans les années 1990 (avant l’euro). La mention « Brocante du livre d’occasion » en filigrane suggère que cette photo provient d’un exemplaire d’occasion, mais ne fait pas partie du texte original de l’éditeur.















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